Fini les voyages épuisants vers le Nord : cet hôpital du Sud algérien se dote de spécialités de pointe

Fini les voyages épuisants vers le Nord : cet hôpital du Sud algérien se dote de spécialités de pointe

Fini les transferts médicaux épuisants vers les hôpitaux du Nord. Les habitants d’Adrar et du grand Sud vont très bientôt bénéficier de soins de pointe directement chez eux. Ouverture immédiate d’un service de cardiologie interventionnelle, arrivée imminente de la greffe de rein et construction d’un nouvel hôpital : la région s’apprête à tourner la page de son enclavement sanitaire.  

Le ministre de la Santé, le Professeur Mohamed Seddik Ait Massaoudane, a pris une série de décisions majeures à l’issue de sa visite de travail et d’inspection dans la wilaya d’Adrar. Selon le ministère, ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie globale visant à désenclaver sanitairement les wilayas du Sud, à garantir l’équité dans l’accès aux soins et à rapprocher les spécialités médicales complexes des citoyens.

Le ministre a insisté sur l’obligation d’accélérer la cadence des chantiers en cours dans la région et de lever toutes les contraintes techniques et organisationnelles afin de mettre en service les nouvelles structures dans les plus brefs délais.

Infrastructures et transition numérique

Parmi les annonces phares de cette visite figure la programmation d’un projet de construction d’un nouvel hôpital de 120 lits dans la commune de Reggane, qui sera inscrit dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2027.

Le secteur va également connaître une accélération de sa transition numérique grâce au raccordement immédiat de l’hôpital de Zaouiet Kounta au réseau de fibre optique et à son intégration aux différentes plateformes numériques du secteur, tandis que l’hôpital mixte de 240 lits bénéficiera du déploiement du dossier médical électronique (DME) avec l’envoi sur place d’équipes techniques spécialisées chargées de former et d’encadrer les compétences locales en informatique.

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Équipements médicaux et cardiologie interventionnelle

Pour rehausser les capacités de diagnostic de la wilaya, le Professeur Ait Massaoudane a validé l’acquisition de nouveaux équipements lourds. L’hôpital mixte de 240 lits sera ainsi doté d’un appareil d’imagerie par résonance magnétique (IRM) (prévu au PLF 2027), tandis qu’un nouveau scanner sera installé au service des urgences de l’Établissement Public Hospitalier (EPH) Ibn Sina pour optimiser la prise en charge des cas critiques.

Le point d’orgue de cette restructuration concerne le service de cardiologie, pour lequel le ministre a exigé l’ouverture immédiate du service de cardiologie interventionnelle et de son unité de cathétérisme cardiaque, déjà équipés aux normes internationales.

En parallèle, un programme de jumelage et d’accompagnement avec le CHU Mustapha Pacha d’Alger a été lancé, prévoyant le déplacement d’équipes médicales spécialisées à Adrar.

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Réorganisation des services médicaux et développement des compétences

Par ailleurs, l’activité de néphrologie et de dialyse va être réorganisée au niveau de l’hôpital mixte, en ouvrant la voie aux préparatifs pour le lancement, à court terme, d’un programme de greffe de rein.

Le ministre de la Santé a annoncé une refonte de la carte sanitaire locale. Le personnel médical, paramédical et administratif de l’EPH de 120 lits sera temporairement transféré vers l’hôpital mixte de 240 lits. Ce mouvement permettra d’entamer la réhabilitation complète de l’EPH de 120 lits, qui sera transformé en un hôpital spécialisé en gynécologie-obstétrique et pédiatrie (Mère et Enfant).

La Direction de la santé et de la population (DSP) d’Adrar, supervisée par les services centraux du ministère, a été chargée d’élaborer un plan d’organisation rigoureux pour ce transfert d’activités.

En conclusion, le Professeur Ait Massaoudane a réaffirmé son soutien aux spécialités de haute précision dans le Sud. Les autorités préparent déjà l’introduction de la médecine nucléaire dans la région, parallèlement à un réajustement des ressources humaines et à l’ouverture de nouvelles spécialités dans la formation médicale au profit des wilayas du Grand Sud.

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