Fin du chaos dans les ports algériens : la stratégie de l’État pour faire baisser les prix

Fin du chaos dans les ports algériens : la stratégie de l’État pour faire baisser les prix
Ports algériens

Face à l’engorgement chronique des infrastructures maritimes, le gouvernement algérien accélère la cadence. Entre réformes administratives, extensions physiques et déroutement systématique des navires, cette stratégie vise à fluidifier la logistique pour protéger le pouvoir d’achat.

Longtemps considérés comme le « point noir » de la chaîne logistique nationale, les ports algériens entament une mue décisive. Sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, une stratégie globale est déployée pour briser le cycle de l’encombrement chronique et des lenteurs administratives.

Le diagnostic était sans appel : procédures complexes, manque de coordination et sous-exploitation des capacités réelles. Ces dysfonctionnements génèrent des coûts supplémentaires massifs, supportés in fine par le consommateur algérien.

L’un des enjeux majeurs de cette réforme est la réduction drastique des surestaries. Ces frais d’immobilisation des navires, souvent payés en devises, gonflent inutilement le prix final des marchandises sur le marché intérieur.

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En simplifiant les formalités et en fluidifiant le passage des marchandises, l’État entend réduire les coûts logistiques pour les entreprises afin de stabiliser, puis d’alléger, la facture finale du consommateur.

Les leviers de la réforme ? Agir sur tous les fronts

Pour désengorger les quais, les autorités actionnent simultanément plusieurs leviers stratégiques :

  • Le déroutement systématique : Depuis le 10 janvier 2026, une nouvelle mesure ordonne la réactivation de la procédure de déroutement des navires vers d’autres ports du pays dès que les ports d’attache sont saturés.
  • L’extension des infrastructures : Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a récemment inspecté les travaux au port de Annaba, notamment la réalisation du quai minéralier stratégique pour le projet de phosphate intégré.
  • La modernisation technique : Le port d’Oran vient de se doter de nouveaux portiques à pneus (RTG). Ce matériel moderne permet de gagner en rapidité d’exécution et d’augmenter la capacité de traitement des cargaisons.

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Modernisation des ports algériens : Quel impact sur le citoyen ?

Au-delà de l’aspect technique, cette modernisation est perçue comme un levier essentiel pour l’économie nationale. Une meilleure fluidité portuaire signifie une meilleure disponibilité des biens et une intégration plus efficace du pays dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Ce chantier ambitieux marque une étape clé : transformer les ports d’un « frein logistique » en un véritable moteur de croissance pour l’Algérie de 2026.