Fin de mandat pour tous les anciens ministres à l’exception de Ghoul – Conseil de la nation : les ambitions s’aiguisent pour les sièges du tiers présidentiel

jeudi 10 janvier 2019 à 11:43
Source de l'article : Liberte-algerie.com

La décision du Conseil constitutionnel de refaire l’élection sénatoriale dans la wilaya de Tlemcen pour cause de violence, dans cette circonscription électorale le jour du vote des grands électeurs le 29 janvier dernier, a retardé l’installation de la nouvelle composante du Conseil de la nation.

La première séance de l’institution devait avoir lieu obligatoirement le 8 janvier dernier, soit “le dixième jour qui suit la date d’élection du Conseil de la nation”. Cette disposition du règlement intérieur ne fait, toutefois, pas référence au cas d’exception, permettant la programmation de la plénière, le 17 janvier prochain, selon des sources concordantes. Présidée par le doyen des sénateurs, elle sera réservée à la validation des mandats des nouveaux membres et l’élection par ses pairs du président du Conseil de la nation, lequel remet son mandat à chaque renouvellement partiel, tous les trois ans.

Selon nos sources, Abdelkader Bensalah, qui conduit les affaires de la deuxième Chambre du Parlement depuis le décès de son prédécesseur, Mohamed-Chérif Messaadia, en 2002, garderait le perchoir pour 36 autres mois. La conjoncture politique confuse dans laquelle sera organisée l’élection présidentielle au printemps prochain plaide pour son maintien au rang de deuxième homme de l’État, nous dit-on. Il est vrai qu’à aucun moment, jusqu’alors, la reconduction d’Abdelkader Bensalah à la tête du Conseil de la nation n’a été remise en cause, et ce, contrairement à l’échéance de 2016 où on le disait partant pendant des semaines.

Par ailleurs, tous les anciens ministres désignés au tiers bloquant par le président de la République, à l’exception d’Amar Ghoul (nommé sénateur en juin 2016 à la place du général Mustapha Cheloufi mort un mois plus tôt), ont accompli un mandat de six ans, et sont donc sur le départ. Il s’agit de Nouara Saâdia Djaffar, ancienne ministre de la Famille et de la Condition féminine, Boubeker Benbouzid, principal responsable du secteur de l’éducation nationale entre 2003 et 2012, de son collègue au département de l’Agriculture puis de la Santé, Saïd Barkat, celui de la Formation professionnelle de 2003 à 2007, El-Hadi Khaldi, et enfin de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar.

L’ex-secrétaire général du FLN, Djamel Ouled Abbes, est également sortant, au même titre que le professeur Bougherbel, cardiologue, et le professeur Messaoud Zitouni, chirurgien, ancien médecin personnel du chef de l’État, qui l’a chargé d’établir le Plan cancer. Hafida Benchehida, interprète du président de la République, Aïcha Barki, présidente de l’Association Iqraa, Salah Goudjil, un cadre du FLN, céderont, dans l’absolu, leur siège dans la Chambre haute. Le premier magistrat du pays jouit, toutefois, de la prérogative de remettre leurs noms sur la nouvelle liste des sénateurs nommés, comme une faveur qu’il a faite à plusieurs reprises à Leïla Tayeb, une ancienne moudjahida vétérante du tiers présidentiel.

Il a toute latitude aussi d’enlever, à mi-parcours, la qualité de parlementaires aux personnalités qu’il avait désignées à la date du renouvellement précédent. C’est ainsi que le président Bouteflika a sanctionné, en 2016, Zohra Drif-Bitat, qui avait signé, quelques semaines auparavant, une lettre collective lui demandant audience, afin de vérifier ses aptitudes à continuer à diriger l’État après son AVC.

Souhila Hammadi

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