Après des années d’attente, le film sur l’Émir Abdelkader connaît enfin sa date de tournage

Après des années d’attente, le film sur l’Émir Abdelkader connaît enfin sa date de tournage
L’Algérie accélère sur le film consacré à l’Émir Abdelkader. Annoncé pour fin 2027, ce projet grandiose s’inscrit dans une stratégie globale de valorisation du patrimoine national et du septième art.

Le projet tant attendu sur l’Émir Abdelkader se précise ! Lors de son entrevue avec les médias nationaux lundi 27 juillet, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé que le tournage du film historique dédié au héros national débutera avant la fin de l’année 2027. Retour sur cette grande fresque cinématographique à venir.

Attendu depuis des années, le biopic sur cette figure emblématique de l’histoire algérienne a accumulé les retards. Cette fois, le projet prend un tournant décisif : le président Abdelmadjid Tebboune s’en saisit personnellement et fixe un calendrier précis pour le lancement du tournage.

« On le fera », a affirmé le chef de l’État avec détermination. Fixant un calendrier clair, il a précisé que « l’objectif est de lancer le tournage à la fin de l’année 2027 ».

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Une œuvre qui ambitionne de s’imposer comme une référence internationale

Pour Abdelmadjid Tebboune, l’ambition doit être totale : ce sera un film « grandiose » destiné à être « projeté dans les salles de cinéma du monde entier ». Avant de trancher, catégorique : « Sinon, ce n’est pas la peine de le faire ».

Envisagée depuis les années 1970, cette grande fresque cinématographique produite par l’EPIC Al Djazaïri ambitionne d’être une référence mondiale, à l’image de La Bataille d’Alger ou Le Message. Pour garantir l’exactitude historique de l’œuvre tout en évitant les pièges de la fiction, une commission internationale de chercheurs et d’historiens a été constituée.

Par ailleurs, le film adoptera un casting cosmopolite (algérien, européen et international) ainsi qu’une approche plurilingue fidèle à la réalité (arabe classique, dialecte levantin, anglais et français pour les forces coloniales), bien que cette complexité exige d’importants moyens techniques et financiers.

Le projet entend corriger les falsifications historiques en abordant sans détours la résistance nationale, les exactions de la colonisation française, mais aussi des événements controversés.

Relancer le secteur cinématographique en Algérie

Tout en réaffirmant la volonté des autorités de soutenir financièrement les productions nationales, le président Tebboune s’est montré catégorique : les œuvres subventionnées devront impérativement être en adéquation avec les réalités et les valeurs sociétales algériennes.

Le chef de l’État a également préconisé la création d’un département dédié au cinéma au sein de la Télévision publique, afin de lui permettre de produire ses propres œuvres cinématographiques.

Sur un autre registre, le président algérien a tenu à saluer l’initiative de l’Université d’Oxford, qui a mis en place une « Chaire Émir-Abdelkader ». Témoignant de sa reconnaissance, il a déclaré : « On remercie Oxford et, à travers Oxford, la Grande-Bretagne, d’avoir ouvert cette chaire qui permet d’abord, à travers cette personnalité, de valoriser l’Algérie, de valoriser la culture musulmane… ».

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