Filière de la pomme de terre en Algérie : Ce qui va changer dès cette année

Filière de la pomme de terre en Algérie : Ce qui va changer dès cette année
pomme de terre

Un conclave national s’est tenu à Alger pour redéfinir la stratégie liée à la pomme de terre. Sous l’égide du ministre Yacine Oualid, de nouvelles mesures ont été annoncées pour stabiliser le marché, booster l’exportation et réviser le système de régulation.

Placée au cœur de la sécurité alimentaire nationale, la filière pomme de terre fait l’objet d’une réforme profonde. Lors d’une rencontre nationale présidée par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, les acteurs du secteur ont tracé les contours d’une nouvelle organisation visant à mettre fin aux instabilités chroniques de ce marché stratégique.

Filière de la pomme de terre : Vers un nouveau système de régulation

L’une des annonces phares de ce rassemblement, qui a réuni producteurs, cadres du secteur et responsables de la Chambre nationale d’agriculture, concerne la révision immédiate du système de régulation.

Dès cette année, les mécanismes de stockage et de déstockage seront ajustés. L’objectif est double :

  • Permettre aux organismes sous tutelle du ministère de mieux absorber les excédents de production.
  • Garantir un équilibre permanent entre l’offre et la demande pour protéger le pouvoir d’achat du consommateur tout en assurant la rentabilité des agriculteurs.

L’industrie et l’exportation comme soupapes de sécurité

Pour éviter le gaspillage lors des pics de production, l’État mise désormais sur la transformation industrielle. Des zones industrielles dédiées, supervisées par l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), seront implantées à travers le pays. Cette démarche vise à valoriser le produit et à réduire les fluctuations des prix.

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Sur le front de l’exportation, le ministère encourage les agriculteurs à se structurer en coopératives. Cette organisation devrait renforcer leur poids logistique et leur capacité de négociation sur les marchés internationaux.

Souveraineté semencière et réduction des coûts

Le défi de la compétitivité passe impérativement par la baisse des coûts de production. Pour ce faire, le plan d’action prévoit :

  1. Production locale de semences : Une refonte de la pyramide de production est engagée, avec une ouverture inédite au secteur privé pour réduire la dépendance aux importations.
  2. Accès aux intrants : Un engagement a été pris pour garantir la disponibilité des engrais en quantité et en qualité.
  3. Vente directe : Le développement de circuits courts entre le producteur et le consommateur est privilégié pour éliminer les intermédiaires spéculateurs.

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Cette feuille de route, qui intègre également des volets sur le financement et l’assurance agricole, marque la volonté des pouvoirs publics de transformer une gestion de crise conjoncturelle en une véritable stratégie industrielle pérenne.