Fibre optique transsaharienne : l’Algérie accélère un projet stratégique pour connecter l’Afrique

Fibre optique transsaharienne : l’Algérie accélère un projet stratégique pour connecter l’Afrique
Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki et les partenaires africains du projet de dorsale transsaharienne à fibre optique.

Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a réuni lundi passé les membres du Comité de liaison du projet de dorsale transsaharienne à fibre optique (CLDT). Cette rencontre a permis de dresser un bilan des travaux en cours. Les participants ont aussi abordé les questions techniques et organisationnelles du projet.

En effet, le ministre Sid Ali Zerrouki a pris la tête des travaux de cette rencontre qui a rassemblé les représentants des pays partenaires du projet. Les responsables des organismes nationaux concernés étaient également présents. Les participants ont examiné les moyens de renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes. L’objectif est d’assurer la réalisation du projet dans les meilleures conditions.

Selon le communiqué du ministère, cette réunion a constitué une étape cruciale, car elle a permis de faire le bilan des avancées réalisées jusqu’à présent. Les échanges ont porté sur les défis techniques du déploiement d’une infrastructure de cette envergure qui traverse le Sahara. C’est un environnement hostile pour les travaux de génie civil. La pose de câbles y est particulièrement complexe.

Les questions réglementaires ont également été au cœur des discussions. Les participants ont mis en avant l’importance d’harmoniser les cadres juridiques entre les États concernés, notant que cela facilitera le passage de la dorsale à travers leurs territoires.

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Un projet phare pour l’interconnexion numérique africaine

En marge de cette rencontre, le ministre a indiqué que la liaison transsaharienne en fibre optique est stratégique. Elle constitue l’un des projets phares d’interconnexion numérique sur le continent africain. Cette infrastructure moderne améliorera les services de télécommunications. Elle renforcera aussi les échanges de données entre les pays concernés. Le projet accompagnera le développement économique et social de la région. Il soutiendra en parallèle la transformation numérique de toute la zone.

Selon la même source, ce projet relie l’Algérie au Nigeria. Il emprunte un backbone à fibre optique traversant le Sahara. Des ramifications touchent plusieurs pays de la bande sahélienne. L’enjeu est colossal pour ces populations. Il s’agit d’offrir un accès à Internet rapide et stable. Il doit aussi être abordable. Aujourd’hui, les connexions y restent fragmentaires et coûteuses.

La dorsale devrait désenclaver des régions entières. Elle ouvrira la voie à de nouveaux services numériques. Ces services seront essentiels pour l’éducation, la santé et l’administration.

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La solidarité africaine au service du numérique

En outre, le ministre Zerrouki a également affirmé que ce projet traduit l’esprit de coopération et de solidarité entre les pays africains. Il reflète une volonté commune de bâtir un espace numérique intégré, capable de réduire la fracture numérique et de favoriser l’intégration régionale. Le ministre a, par ailleurs, réitéré l’engagement de l’Algérie à poursuivre son soutien aux initiatives visant à développer les infrastructures numériques et à renforcer le partenariat africain dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

Cette posture algérienne s’inscrit dans une dynamique plus large de leadership continental en matière de connectivité. Le pays dispose déjà d’une infrastructure nationale solide, avec des milliers de kilomètres de fibre optique déployés sur son territoire. Partager cette expertise et ces ressources avec ses voisins du Sud constitue une démarche diplomatique autant qu’économique, visant à positionner l’Algérie comme un hub numérique incontournable entre l’Europe, l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne.

Vers une connectivité durable pour le Sahel

À l’issue de la réunion, les participants ont insisté sur la poursuite des efforts conjoints afin d’assurer l’achèvement des différentes phases du projet et de maximiser sa contribution au renforcement de la connectivité numérique et à la promotion du développement durable dans la région.

La route reste encore longue. Le déploiement d’une dorsale transsaharienne implique des investissements colossaux, une coordination diplomatique soutenue et la résolution de nombreux obstacles logistiques liés au franchissement du désert. Néanmoins, la tenue régulière de ces comités de liaison témoigne d’une volonté politique réelle et d’une mobilisation technique qui laissent entrevoir des avancées concrètes dans les mois à venir. Pour les millions d’Africains vivant dans cette zone, chaque kilomètre de fibre posé représente un pas de plus vers un avenir numérique plus équitable et plus prometteur.

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