Fergani et bessalem à propos des joueurs de l’EN dopés «En 1982 personne ne prenait de substance interdite»

Fergani et bessalem à propos des joueurs de l’EN dopés «En 1982 personne ne prenait de substance interdite»

fergani (1).jpgL’affaire dite des dopés de l’équipe nationale de football a pris de l’ampleur puisque même à l’étranger certains titres de la presse s’en sont saisis, à l’instar du célèbre quotidien L’Equipe qui a plongé dedans comme un nageur privé de piscine depuis des années.

Même les radios étrangères s’y intéressent, notamment la chaîne Radio France International. Il s’agit de l’affaire de certains joueurs de l’équipe nationale des années 70 et 80 dont quelques-uns de leurs enfants sont nés avec des malformations qu’ils attribuent, aujourd’hui, à certains produits qu’ils auraient pris quand ils étaient en sélection. Parmi ces joueurs figurent Mohamed Chaïb, Mohamed Kaci Saïd et Salah Larbes.

Nous avons contacté celui qui était médecin de l’équipe nationale en 1982, celle qui avait pris part à la CAN et à la Coupe du monde cette année là, en l’occurrence le Dr Abdallah Bessalem, actuel président de la Fédération algérienne de boxe.

«Je peux vous certifier qu’en dehors des médicaments reconnus pour soigner un mal, aucun joueur ne prenait de substance interdite au moment où j’exerçais dans le staff médical de l’EN, nous a-t-il déclaré. Je ne sais pas quels joueurs sont concernés par cette histoire mais ce que je peux vous certifier c’est qu’on ne pouvait pas jouer avec des produits interdits puisque les contrôles antidopage existaient à l’époque et des joueurs algériens avaient été contrôlés lors du Mondial de 1982.» Pour sa part, l’actuel président de l’Association des anciens internationaux de football,

Ali Fergani, nous a parlé de la période où il était en équipe nationale dont il a été le capitaine durant la Coupe du monde de 1982. «Je n’ai pas le souvenir d’avoir pris un jour une substance suspecte quand j’étais en équipe nationale, nous-t-il révélé. Je parle bien sûr pour moi mais cela m’étonnerait que les autres l’aient fait puisque les contrôles antidopage existaient. Moi-même j’en avais subi un après le fameux match contre la RFA.» S’agissant de ce que compte faire son association, Ali Fergani nous indiquera qu’elle ne peut aller jusqu’à la porter devant les tribunaux.

«Ce n’est pas de ses prérogatives. Les joueurs concernés par cette affaire nous en ont parlé et nous leur avons conseillé de créer un collectif et de prendre un avocat. Je pense qu’il n’y a que la justice qui puisse régler ce problème. L’association sera là pour soutenir s’il le faut les joueurs dans leur démarche, notamment en les aidant s’il le faut à payer leur avocat mais elle ne peut s’impliquer plus que cela dans un dossier qui relève de la justice.»

Nous avons, également, pris attache avec Mohamed Maouche, l’ex-joueur de l’équipe du FLN qui faisait parti du staff technique de l’équipe nationale lors de la campagne de qualification à la Coupe du monde de 1982 aux côtés du Russe Evgueni Rogov (aujourd’hui décédé) et de Rabah Saâdane.

Pour lui, «celui qui prétend que les joueurs sélectionnés prenaient des produits douteux quand ils venaient en équipe nationale doit être attaqué en diffamation parce que cela est entièrement faux. A l’époque, Rogov était l’entraîneur en chef mais le véritable responsable de tous les staffs de l’équipe nationale c’était moi. Il y avait comme médecins les Dr Mekhalfa et Hanifi. Ils sont encore vivants et peuvent témoigner du fait que nos joueurs étaient propres sur le plan du dopage.

Je ne les ai jamais vus prendre de substance interdite. Aujourd’hui que Rogov n’est plus là, il est facile de s’en prendre à lui et à le suspecter.

On a aussi parlé d’un médecin russe qui travaillait dans le staff technique de l’EN. Il s’agit du Dr Tourdiev dont la spécialité consistait à étudier et à contrôler les électrocardiogrammes des joueurs. C’était là son boulot et pas autre chose. Comment peut-on affirmer maintenant qu’il aurait pu donner des produits douteux à ces joueurs ? C’est du pur mensonge».

A. A.