FCE : « une évolution acceptable »

FCE : « une évolution acceptable »
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Le climat des affaires en Algérie a connu une évolution « acceptable » ces six derniers mois, mais beaucoup de progrès restent encore à accomplir sur le chemin de l’amélioration de l’environnement économique des entreprises”, a affirmé hier à Alger le Forum des chefs d’entreprises (FCE).

« Si le 1er rapport d’évaluation semestrielle de l’indice du FCE pour la performance de l’entreprise algérienne “IFPE40” laisse entrevoir une évolution acceptable, le chemin restant à parcourir est encore long et beaucoup de progrès restent à accomplir sur le chemin de l’amélioration du climat des affaires dans notre pays », a indiqué M. Mouloud Hedir, un des experts ayant participé à l’élaboration de l’indice, lors de la présentation du rapport. A ce titre le rapport d’évaluation de l’indice mis au point par le FCE, lancé au début de l’année 2011, relève certains progrès dans l’environnement des affaires, notamment la levée entière de la contrainte liée au contrôle technique obligatoire sur les marchandises à l’importation.

« Une bonne nouvelle pour les producteurs, dans la mesure où elle supprime une contrainte bureaucratique incompréhensible, paralysante et coûteuse pour les entreprises », a fait remarquer M. Hedir. Le rapport souligne également que deux autres obstacles ont été « partiellement » levés. Il s’agit de l’obligation du Credoc et l’interdiction d’exportation de produits céréaliers, qualifiant cette avancée d’ »assouplissement indéniable » bénéficiant aux producteurs.

En attendant l’invitation, Réda Hamiani, le président du FCE affirme : “Nous prendrons part à cette tripartite”

«Le Forum des chefs d’entreprise (FCE) devrait participer à la prochaine tripartite gouvernement-syndicat-patronat, mais nous attendons seulement l’invitation officielle », c’est ce qu’a indiqué Réda Hamiani, président de ladite organisation patronale. S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée à Alger, Hamiani souligne l’importance de cette tripartite, estimant qu’elle aura une portée éminemment sociale. Il qualifie les idées et les propositions annoncées par la Centrale syndicale UGTA de “bon signe pour l’amélioration de la situation sociale des Algériens”. Cela dit, la réunion sera une occasion propice pour défendre les intérêts légitimes du monde de l’entreprise, a-t-il précisé. A une question relative à l’augmentation salariale, le patron du FCE a fait savoir qu’il y a plusieurs entreprises qui ne peuvent pas répondre favorablement, au regard de l’importance que représente cette augmentation. En toute franchise, il explique que les capacités et les marges de manœuvre dont disposent les entreprises algériennes ne permettent pas d’aller dans le sens souhaité par l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). « Nous comprenons le bien-fondé des revendications de l’UGTA pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens, mais beaucoup d’entreprises ne pourront pas supporter le surcoût des charges qui sera le résultat d’une augmentation sensible des salaires des travailleurs », a-t-il soutenu. Le secrétaire général de l’UGTA, M. Abdelmadjid Sidi-Saïd, avait indiqué que la prochaine réunion de la tripartite sera l’occasion « de promouvoir et de défendre le pouvoir d’achat des travailleurs, d’augmenter le salaire national minimum garanti (SNMG) et de prospecter les voies et moyens de développer les entreprises économiques pour les aider à créer des emplois ». Par ailleurs, le président du FCE a indiqué que cette nouvelle session de la tripartite permettra d’ »apprécier les conséquences de ce qui a été décidé lors de la tripartite de 2008″. Il est à retenir que le Forum des chefs d’entreprise a lancé officiellement, en date du 24 janvier 20011, son indice IFPE 40 (indice du forum pour la compétitivité de l’entreprise). L’objectif principal de cette initiative était d’attirer l’attention des pouvoirs publics, en particulier, et de l’opinion nationale en général, sur l’urgence des solutions structurelles à apporter aux difficultés vécues par l’entreprise algérienne Qu’elle soit publique ou privée, du fait d’un environnement des affaires considéré, de l’avis de tous, comme fortement dégradé. En lançant cette opération, les membres du FCE étaient conscients qu’une amélioration significative de l’environnement économique et juridique de l’entrepreneur algérien ne peut être obtenue que de manière progressive et dans le cadre d’un dialogue économique largement ouvert et sans restrictions entre les pouvoirs publics et les associations professionnelles représentatives du monde de l’entreprise.

Makhlouf Aït Ziane