Faux projet immobilier à Alger : une femme condamnée après avoir soutiré 1,6 milliard à un client

Faux projet immobilier à Alger : une femme condamnée après avoir soutiré 1,6 milliard à un client
Tribunal de Sidi M’hamed

Un appartement dans l’un des quartiers les plus recherchés de la capitale, une prétendue promotion immobilière et des versements effectués par tranches.

À Alger, une affaire d’escroquerie immobilière vient de connaître son épilogue judiciaire devant le tribunal de Sidi M’hamed, où une femme poursuivie pour escroquerie a été condamnée à une peine de prison ferme après avoir trompé un commerçant avec une fausse promesse de vente.

L’affaire remet une nouvelle fois en lumière les méthodes utilisées dans certaines arnaques liées à l’immobilier. Un secteur où la forte demande et les montants importants favorisent parfois les abus. Face au tribunal, la prévenue a tenté de contester les accusations. Tandis que la victime a réclamé le remboursement intégral des sommes versées.

Escroquerie immobilière à Alger : une fausse promotion au coeur de l’affaire

Selon les éléments examinés par le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed, les faits concernent une femme identifiée par les initiales « Ch. N.». Déjà impliquée dans plusieurs affaires similaires, elle aurait piégé un commerçant spécialisé dans les produits alimentaires en se faisant passer pour une promotrice immobilière.

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La mise en cause aurait affirmé disposer d’un projet immobilier à Bir Mourad Raïs, l’un des secteurs les plus prisés de la capitale. Convaincu par cette proposition, le commerçant lui aurait remis progressivement une somme totale estimée à 1,6 milliard de centimes.

L’affaire a finalement basculé devant la justice après le dépôt d’une plainte par la victime. Qui affirme avoir été trompée et privée de son argent sans jamais obtenir le logement promis.

Devant le tribunal de Sidi M’hamed, la prévenue nie partiellement les faits

Présentée devant le tribunal après son transfert depuis l’établissement pénitentiaire de Koléa, la prévenue a dû répondre du délit d’escroquerie.

Au cours de l’audience, elle a rejeté les accusations portées contre elle avant de reconnaître, à un autre moment de son audition, avoir reçu une partie de l’argent. Elle a toutefois contesté toute manoeuvre frauduleuse. Affirmant que les sommes remises relevaient de simples transactions commerciales entre elle et le plaignant.

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De son côté, la victime a maintenu sa version des faits devant le juge. Le commerçant a déclaré que la prévenue lui avait soutiré 1,6 milliard de centimes sous forme de plusieurs versements. En l’amenant à croire à l’achat d’un appartement. Il a également demandé à être indemnisé à hauteur des montants perdus.

Trois ans de prison ferme prononcés dans cette affaire d’arnaque immobilière

Après les réquisitions du procureur de la République, qui a demandé l’application de la peine maximale, le tribunal a rendu son verdict après délibération. Il a condamné la femme poursuivie à trois ans de prison ferme pour escroquerie.

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Cette affaire intervient dans un contexte marqué par la multiplication des litiges liés aux ventes immobilières informelles et aux fausses promotions. Notamment dans les grandes villes où la pression sur le logement reste forte.