Les services de la Sûreté de la wilaya d’Alger, représentés par la brigade de police judiciaire relevant de la circonscription administrative de Sidi M’hamed, ont réussi à démanteler un réseau criminel spécialisé dans le faux et usage de faux dans des documents administratifs officiels.
Au total, 11 personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles 6 femmes, dans le cadre d’une affaire liée à la falsification de documents d’état civil.
Selon un communiqué des services de sécurité, cette affaire a été révélée suite à une information précise faisant état d’opérations de falsification de documents, notamment des actes de naissance, au niveau d’un service d’état civil d’une commune de la capitale.
Les investigations menées sur le terrain ont permis de remonter progressivement les filières impliquées et de mettre au jour un système organisé ayant permis l’obtention frauduleuse de documents utilisés ensuite pour l’établissement de passeports appartenant à des ressortissants étrangers.
L’enquête approfondie a également permis la saisie d’un important lot de documents falsifiés, comprenant 11 passeports biométriques, 16 certificats de nationalité algérienne, 3 cartes nationales d’identité biométriques, 2 permis de conduire ainsi que 2 livrets fonciers falsifiés.
À l’issue des procédures légales, les suspects ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed pour répondre des faits qui leur sont reprochés.
Une criminalité en hausse mais sous surveillance renforcée
La question de la criminalité en Algérie reste au centre des préoccupations, notamment à la lumière des derniers bilans sécuritaires. En 2024, les services de la Sûreté nationale ont enregistré près de 394 000 affaires criminelles, soit une hausse estimée à environ 4 à 5 % par rapport à l’année précédente.
Cette évolution confirme une tendance progressive observée ces dernières années, marquée par une augmentation du volume global des infractions, tout en maintenant un taux d’élucidation élevé, dépassant souvent les 80 % des affaires traitées selon les bilans sécuritaires.
Les autorités expliquent cette dynamique par plusieurs facteurs : la diversification des formes de criminalité, la montée des réseaux organisés et l’intensification des infractions liées aux biens et aux personnes.
Drogue, agressions et cybercriminalité en première ligne
Parmi les phénomènes les plus marquants, le trafic de stupéfiants occupe une place centrale dans les statistiques criminelles, avec plus de 140 000 affaires liées aux drogues recensées en 2024. Ce type d’infraction représente une part importante du travail des services de sécurité, en constante intensification.
Les atteintes aux personnes, notamment les agressions et violences urbaines, constituent également une part significative des dossiers traités chaque année, avec plusieurs dizaines de milliers de cas enregistrés.
À cela s’ajoute la montée progressive de la cybercriminalité, notamment les fraudes en ligne, l’usurpation d’identité et les escroqueries via les réseaux sociaux. Ce phénomène est en forte croissance avec la digitalisation des services et l’usage massif des plateformes numériques.
