135 faux cachets officiels saisis : la police démantèle un réseau de faussaires repéré en ligne

Sept personnes viennent d’être interpellées à Relizane dans une affaire de faux documents officiels d’une ampleur inhabituelle.
La brigade de lutte contre la criminalité cybernétique de la sûreté de wilaya a mis fin, cette semaine, aux activités d’un groupe structuré qui fabriquait actes administratifs et pièces commerciales à l’aide d’outils informatiques perfectionnés. Parmi les suspects figure un individu visé par trois mandats d’arrêt. L’annonce émane de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), qui a communiqué les détails de l’opération ce jeudi.
Des annonces sur les réseaux sociaux ont trahi le réseau de faux documents
Tout est parti d’une veille numérique. Les enquêteurs ont repéré des pages, sur les plateformes sociales, qui proposaient ouvertement des prestations douteuses. Obtention de pièces administratives et établissement de relevés de comptes bancaires. Derrière ces annonces se cachait une organisation rodée.
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Les vérifications menées par la police judiciaire ont progressivement permis d’identifier chacun des membres du groupe. Mieux encore, les investigations ont abouti à la localisation de trois ateliers clandestins, implantés dans des wilayas distinctes du pays. Une dispersion géographique qui témoigne du caractère organisé de la structure.
Ce mode opératoire n’a rien d’inédit. Dans la capitale, les policiers avaient déjà mis au jour un réseau spécialisé dans la falsification de documents d’état civil qui servaient ensuite à décrocher des passeports biométriques au profit d’étrangers.
Les perquisitions révèlent 135 cachets contrefaits à Relizane
En coordination avec les autorités judiciaires compétentes, les forces de l’ordre ont investi les différents sites occupés par les suspects. Le bilan des saisies impressionne ! 135 cachets imitant ceux de plusieurs départements ministériels et d’organismes publics ont été récupérés.
À cela s’ajoute tout l’arsenal technique du faussaire moderne. Ordinateurs et appareils électroniques servaient à reproduire les gabarits officiels. Les policiers ont également mis la main sur des passeports, des permis de conduire et des livrets de famille falsifiés, un véhicule de tourisme, ainsi que 180 000 dinars en liquide.
L’informatique est devenue l’outil privilégié de ces organisations. Une tendance que confirme le démantèlement, en mai dernier, d’un réseau de paris en ligne dissimulé derrière des registres du commerce parfaitement en règle.
La justice de Relizane saisie du dossier des faussaires
Au terme des procédures légales, l’ensemble des mis en cause a été déféré devant le procureur de la République près le tribunal de Relizane. Le suspect déjà recherché par la justice devra répondre, en plus, des faits ayant motivé les trois mandats d’arrêt émis à son encontre.
La falsification de documents officiels constitue une infraction lourdement sanctionnée par le code pénal algérien. En effet, au-delà des peines encourues, ces pratiques fragilisent la confiance accordée aux titres délivrés par l’État et facilitent d’autres délits, de l’escroquerie au séjour irrégulier.
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