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Faux billets : les signes de sécurité pour reconnaître un vrai billet de 2 000, 1 000 ou 500 DA

Faux billets : les signes de sécurité pour reconnaître un vrai billet de 2 000, 1 000 ou 500 DA
Différents billets de banque algériens de 500, 1 000 et 2 000 dinars.

Les réseaux de faussaires démantelés ces derniers mois le rappellent : de faux billets circulent en Algérie. Quelques gestes simples suffisent pourtant à vérifier un billet de 2 000, 1 000 ou 500 dinars. Filigrane, fil de sécurité, hologramme ou image qui change de couleur : voici les signes à contrôler, billet par billet.

Faux billets en Algérie : un risque bien réel

Les services de sécurité démantèlent régulièrement des réseaux de faussaires. En septembre 2026, la police a ainsi saisi près de 190 000 DA de faux billets à Annaba, comme le détaille notre article sur le démantèlement de ce réseau. Un autre faussaire avait même installé son atelier dans un bureau d’architecte, révèle notre enquête sur les 109 millions en faux billets.

Les faux billets visent surtout les grosses coupures, notamment les billets de 2 000 et 1 000 dinars. Ils circulent souvent dans les marchés, les commerces ou lors de transactions entre particuliers. Savoir reconnaître un vrai billet protège donc chacun contre une perte sèche.

Comment reconnaître un vrai billet en trois gestes ?

Le premier geste consiste à regarder le billet par transparence, face à la lumière. Un vrai billet laisse apparaître un filigrane, souvent l’effigie de l’Émir Abdelkader, ainsi qu’un fil de sécurité. Ces éléments se trouvent dans le papier lui-même et ne peuvent pas être imprimés.

Le deuxième geste consiste à incliner le billet. Selon les modèles, un hologramme change d’image ou une vignette change de couleur. Une simple impression, elle, reste figée.

Le troisième geste consiste à toucher le billet. Le papier des billets algériens, fabriqué à partir de coton, a une texture ferme et particulière. Un faux billet paraît souvent trop lisse, trop mou ou trop épais.

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Billet de 2 000 DA : les signes de sécurité de chaque modèle

Plusieurs billets de 2 000 DA circulent aujourd’hui en Algérie. Le plus ancien, émis en 2011, se reconnaît à sa tonalité bleu verdâtre. Son filigrane reproduit l’effigie de l’Émir Abdelkader, dans une bande verticale à gauche du billet.

Ce billet de 2011 possède un fil de sécurité qui alterne des zones argentées brillantes et des zones sombres. Il comporte aussi un hologramme de 13 mm de large, avec notamment l’effigie de Jughurta. Le chiffre « 2000 » s’y répète en continu sur le côté droit.

Le billet daté du 5 juillet 2020 montre les six chefs historiques de la Révolution, sur fond de montagnes. Il ne possède pas d’hologramme, mais une image qui change de couleur : le Maqam Echahid, en haut à droite, passe du vert au doré quand on incline le billet. Son fil de sécurité métallisé, au verso, laisse voir le logo de la Banque d’Algérie ou le chiffre « 2000 » selon l’angle.

Enfin, le billet vertical émis en 2022, pour le 60e anniversaire de l’indépendance, montre le Maqam Echahid au centre. En haut à gauche, une vignette dorée en relief représente la carte de l’Algérie avec le croissant et l’étoile, et change de couleur. Son large fil de sécurité porte les micro-textes « 1962 » et « 2022 ».

Billet de 1 000 DA : les signes de sécurité à vérifier

Le billet de 1 000 DA mis en circulation le 1er décembre 2018 montre la Grande Mosquée d’Alger au recto. Son filigrane reproduit l’effigie de l’Émir Abdelkader, avec le chiffre « 1000 » sous le buste. Il apparaît par transparence dans une bande verticale, à gauche du billet.

Ce billet possède aussi un fil de sécurité de 5 mm de large, qui porte le logo de la Banque d’Algérie et le chiffre « 1000 ». Il comporte enfin un hologramme de 13 mm de large. Le chiffre « 1000 » s’y répète en continu sur le côté droit.

Billet de 500 DA : les signes de sécurité à vérifier

Le billet de 500 DA émis en 2018 représente le satellite Alcomsat-1 et porte la date symbolique du 1er novembre 2018. Son filigrane reproduit l’effigie de l’Émir Abdelkader, avec le chiffre « 500 » au bas du buste. Ce détail permet de distinguer rapidement un vrai billet d’une photocopie.

Le fil de sécurité du billet de 500 DA porte le logo de la Banque d’Algérie et le chiffre « 500 ». Son hologramme montre les effigies de Jughurta et de l’Émir Abdelkader. En inclinant le billet, ces images doivent apparaître nettement.

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Anciens billets de 1 000, 500 et 200 DA : les repères à connaître

Les billets de la série « Histoire et patrimoine », émis entre 1992 et 1998, restent en circulation. Leur filigrane ne reproduit pas l’Émir Abdelkader, mais un animal propre à chaque coupure. On trouve ainsi des têtes de buffle sur le 1 000 DA, d’éléphant sur le 500 DA et de cheval barbe sur le 200 DA.

Les versions de 1998 des billets de 1 000 et 500 DA ajoutent un hologramme de 13 mm de large. Sous un angle, il montre le mot « Banque » en arabe et les bustes de l’Émir Abdelkader et de Jughurta, tournés vers la gauche. En inclinant le billet, le mot « Algérie » apparaît et les bustes se tournent vers la droite.

BilletFiligraneFil de sécuritéÉlément qui change à l’inclinaison
2 000 DA (2011)Émir AbdelkaderZones argentées et sombresHologramme, effigie de Jughurta, « 2000 » répété
2 000 DA (2020, six chefs historiques)Émir Abdelkader et « 2000 »5,5 mm, métallisé, logo ou « 2000 » selon l’angleMaqam Echahid, du vert au doré
2 000 DA (2022, vertical)Émir Abdelkader et « 2000 », en bas à gaucheLarge, 5 mm, micro-textes « 1962 » et « 2022 »Vignette dorée, carte de l’Algérie
1 000 DA (2018)Émir Abdelkader et « 1000 »5 mm, logo de la Banque d’Algérie et « 1000 »Hologramme, « 1000 » répété
500 DA (2018)Émir Abdelkader et « 500 »Logo de la Banque d’Algérie et « 500 »Hologramme, Jughurta et l’Émir Abdelkader
1 000 et 500 DA (1998)Buffle (1 000 DA), éléphant (500 DA)Micro-impriméHologramme « Banque » puis « Algérie »

Que faire si l’on reçoit un faux billet ?

Il ne faut jamais tenter de remettre un faux billet en circulation. Certains billets rappellent d’ailleurs, en arabe, que l’article 197 du code pénal punit les contrefacteurs. Dépenser sciemment un faux billet expose aussi à des poursuites.

Mieux vaut le signaler aux services de police ou le présenter à une banque. Il faut aussi se souvenir, si possible, de la personne ou du commerce qui l’a remis. Ces informations peuvent aider les enquêteurs à remonter jusqu’aux faussaires.

Un vrai billet abîmé, en revanche, n’est pas perdu : la Banque d’Algérie l’échange sous conditions, comme l’explique notre article sur la procédure d’échange des billets déchirés. Pour éviter les mauvaises surprises, il vaut la peine de vérifier les grosses coupures dès qu’on les reçoit. En cas de doute, il suffit de comparer le billet avec un autre billet de même valeur.

Questions fréquentes sur les faux billets en Algérie

Quels billets sont les plus souvent contrefaits en Algérie ?

Les grosses coupures, notamment les billets de 2 000 et 1 000 dinars. Ce sont elles que les faussaires visent en priorité.

Le billet de 2 000 DA des six chefs historiques a-t-il un hologramme ?

Non. À la place, le Maqam Echahid, en haut à droite, passe du vert au doré quand on incline le billet.

Le filigrane peut-il être imité ?

Il se trouve dans l’épaisseur du papier et n’apparaît que par transparence. Une impression ou une photocopie ne peut pas le reproduire fidèlement.

Les anciens billets des années 1990 sont-ils encore valables ?

Oui, les billets de la série « Histoire et patrimoine », émis de 1992 à 1998, restent en circulation. Leur filigrane représente un animal, et non l’Émir Abdelkader.

Que faire d’un faux billet reçu par erreur ?

Ne pas le dépenser, et le signaler à la police ou le présenter à une banque. Le remettre en circulation expose à des poursuites.

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AS

Ahmed Saifi

Journaliste senior – Politique, actualité nationale et société

Ahmed Saifi est journaliste senior au sein de la rédaction d'Algerie360. Fort de plus de vingt années d'expérience dans le journalisme, il suit et analyse les grands enjeux politiques, institutionnels et sociaux qui façonnent l'actualité algérienne.

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