Faux barrage, vol… un braquage spectaculaire à Boumerdès

Faux barrage, vol… un braquage spectaculaire à Boumerdès
Faux barrage

Les services de la Gendarmerie nationale ont réussi à démanteler une bande criminelle impliquée dans le vol d’une importante somme d’argent appartenant à une société étrangère, dans la région de Hamadi, à l’est de Boumerdès. Cette opération s’est soldée par l’arrestation de trois suspects et la récupération du butin, tandis qu’un quatrième individu reste en fuite.

Les faits remontent à une attaque minutieusement planifiée contre un véhicule transportant de l’argent destiné à la société. Les membres du réseau ont mis en place un faux barrage, se faisant passer pour des agents de sécurité chargés d’un contrôle de routine. Profitant de cette mise en scène, ils ont dérobé le montant transporté, estimé à près d’un milliard et deux cents millions de centimes, avant de disparaître.

Alertées rapidement, les unités de la Gendarmerie nationale ont lancé des investigations approfondies. Grâce à un travail de terrain rapide et méthodique, les enquêteurs ont pu identifier les auteurs et retracer leurs déplacements.

Interpellations et poursuite du quatrième suspect

L’opération a permis l’arrestation de trois individus et la saisie de deux véhicules utilisés lors du braquage. La totalité de la somme volée a été récupérée et une arme a été confisquée, retrouvée en possession de l’un des suspects.

Les recherches se poursuivent activement pour retrouver le quatrième membre de la bande, actuellement en fuite. Les personnes arrêtées seront présentées devant les juridictions compétentes dès la fin des procédures légales.

Cette opération illustre l’efficacité et la réactivité des services de sécurité dans la lutte contre la criminalité organisée et la protection des biens publics et privés. Elle démontre également la capacité des forces de l’ordre à agir rapidement face à des actes criminels planifiés avec soin, assurant ainsi la sécurité des citoyens et des entreprises.

Sécurité urbaine en Algérie : Entre sentiment de sûreté et réalité du terrain

Alors que l’Algérie s’est hissée en 2025 en tête des pays d’Afrique du Nord en matière de « sentiment de sécurité » (avec un score de 78% selon les indices internationaux), les services de la Sûreté Nationale (DGSN) maintiennent une pression constante sur la criminalité urbaine.

Les derniers bilans révèlent une lutte acharnée contre les atteintes aux biens, qui restent une préoccupation majeure dans les grandes agglomérations.

Que disent les chiffres ?  Selon le dernier rapport annuel de la DGSN pour l’exercice 2024-2025, l’activité policière a été particulièrement intense :

  • Près de 394 189 affaires criminelles ont été traitées au niveau national en un an.
  • Les vols (sous toutes leurs formes) constituent une part prépondérante de la criminalité de droit commun. À titre d’exemple, dans certaines wilayas comme Tissemsilt, les atteintes aux biens représentent près de 30% des infractions signalées.
  • La coopération avec Interpol-Algérie a permis de récupérer 388 véhicules volés sur l’année écoulée, témoignant de l’efficacité de la surveillance numérique.
  • La police scientifique et les services d’investigation affichent un taux de résolution global des affaires dépassant les 81%, un chiffre en progression grâce à l’utilisation des nouvelles technologies (ADN, vidéo-protection).

Vers une mutation des modes opératoires

Les autorités notent une mutation des modes opératoires. Si le vol à la tire et le vol à l’arraché restent présents dans les zones à forte affluence (marchés, transports en commun), la police s’attaque désormais à des structures plus complexes.

Plus de 1 100 réseaux criminels organisés ont été démantelés en 2025, impliquant des vols avec violence, des cambriolages de résidences et des trafics liés aux pièces détachées de véhicules. Les zones urbaines périphériques d’Alger, Oran et Constantine sont les plus surveillées, le taux de criminalité y étant parfois plus élevé que dans les centres-villes sécurisés.

L’un des défis majeurs reste le phénomène des bandes de quartiers. En réponse, le gouvernement a durci la législation contre l’utilisation d’armes blanches lors des vols. Les interventions des « Brigades de lutte contre la grande criminalité » (BRB) ont permis de neutraliser des milliers d’individus impliqués dans des agressions physiques liées à des tentatives de vol.