Faut-il vacciner les enfants ? “C’est compliqué”, répond le Pr DiDjik

Faut-il vacciner les enfants ? “C’est compliqué”, répond le Pr DiDjik

Les enfants, qui, jusque-là la covid-19 avait épargné, ont fini par être rattrapé par son variant Delta. La mutation rapide du virus a vite poussé les citoyens, mais aussi les services publics, à se poser la question sur la vaccination des moins de 18 ans. Une affaire qui suscite encore débat en Algérie.

Le Pr Réda Didjik est chef de service d’immunologie médicale au CHU de Beni Messous. Il a été l’invité, hier, de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio nationale. Le professeur s’est penché sur plusieurs points concernant la pandémie de la Covid-19. Outre le risque d’une 4ᵉ vague en Algérie, le médecin a également donné quelques explications concernant la vaccination des enfants.

Vaccination des enfants : une vaccination «altruiste» ?

Selon le Pr Didjik, la vaccination, en général, “doit rester un acte volontaire”. Bien qu’elle soit la seule issue de sortie de la pandémie que nous vivons depuis plus de deux ans, la vaccination est avant tout un choix responsable et individuel, estime le médecin.

En ce qui concerne La vaccination des enfants, déjà autorisée en Algérie, le Pr Didjik se montre un tantinet dubitatif. Selon lui, il s’agit d’une vaccination “altruiste”. Le professeur va même jusqu’à affirmer qu’il est « compliqué d’accepter cela sur le plan éthique ».

Pour étayer son point de vue de spécialiste, le Professeur explique qu’il faut bien peser le pour et le contre. Pour lui, «On ne vaccine pas pour l’intérêt de l’enfant, mais pour l’intérêt collectif». Le professeur a tenu toutefois à préciser que les enfants demeurent des vecteurs de transmission.

Le professeur Didjik, est loin d’être contre la vaccination des enfants. Il indique, bien au contraire, que c’est une nécessité absolue, et qu’il serait bénéfique de les vacciner. Le Spécialiste a également mis l’accent sur l’importance de la vaccination en général, et ce, malgré qu’aucun spécialiste “ne peut prédire l’arrivée d’une 4e vague”. Il précise toutefois que personne n’est “l’abri d’une 4e ou d’une 5e”.