« Fausses rumeurs sur la pastèque » : À Relizane, un post Facebook conduit son auteur en prison

« Fausses rumeurs sur la pastèque » : À Relizane, un post Facebook conduit son auteur en prison
Fausses rumeurs sur la pastèque

La police de Relizane a interpellé un individu accusé d’avoir diffusé de fausses informations sur la pastèque via Facebook, dans le but manifeste de porter atteinte à l’économie nationale et à la sécurité alimentaire du pays.

En effet, la brigade de lutte contre la cybercriminalité, relevant de la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Relizane, a réussi cette semaine à identifier et à arrêter un suspect. Ce dernier est poursuivi pour la propagation à grande échelle, sur les réseaux sociaux, de rumeurs infondées concernant la qualité de la pastèque.

Atteinte à l’économie nationale et à l’ordre public

Selon un communiqué officiel des services de sécurité :

« Le suspect a délibérément utilisé son compte personnel sur le réseau social Facebook pour publier des informations erronées. Ces agissements visaient à porter préjudice à l’économie nationale, à la sécurité alimentaire du pays, ainsi qu’à l’image des produits agricoles locaux. »

Présenté le 13 juillet devant le procureur de la République près le tribunal de Relizane, le mis en cause a été renvoyé devant le tribunal des délits selon la procédure de comparution immédiate.

🟢 A LIRE AUSSI : Pastèque toxique : le ministère de l’Intérieur dément les rumeurs et met en garde l’APOCE

Le juge a prononcé son placement sous mandat de dépôt pour le chef d’inculpation de diffusion et propagation délibérée de fausses informations susceptibles de porter atteinte à l’ordre public.

Psychose chez les consommateurs et mise en garde de l’APOCE

Cette arrestation intervient dans un contexte de vive inquiétude chez les consommateurs, déclenchée par la viralité de publications alarmistes sur les réseaux sociaux. Ces posts évoquaient de prétendus cas d’intoxications alimentaires graves causés par la consommation de pastèques.

Par ailleurs, l’Association algérienne de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement (APOCE) avait précédemment alerté les citoyens contre l’achat de pastèques vendues en tranches.

L’association avait précisé que le couteau utilisé pour la découpe pouvait transférer des germes et des bactéries de l’écorce externe vers la pulpe, ce qui représente un risque réel d’intoxication alimentaire, indépendamment de la qualité intrinsèque du fruit.

Le démenti formel des autorités

Face à l’ampleur de la rumeur, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a réagi fermement à travers un communiqué officiel.

Le ministère a démenti catégoriquement toutes les spéculations entourant la non-conformité de la pastèque à la consommation, s’appuyant sur les résultats négatifs des analyses microbiologiques effectuées en laboratoire.

🟢 A LIRE AUSSI : Rumeurs de pastèques toxiques en Algérie : le ministère du Commerce dévoile les résultats des analyses

Les autorités ont conclu en insistant sur le fait que ces campagnes de désinformation ciblent directement l’économie nationale et la souveraineté alimentaire, particulièrement dans un contexte de forte dynamique et de prospérité de la production agricole locale sur les marchés.