Faculté centrale d’Alger , Les étudiants en pharmacie renouent avec la grève

Faculté centrale d’Alger , Les étudiants en pharmacie renouent avec la grève

phare.jpgLes étudiants en pharmacie de la faculté centrale d’Alger ont repris leur grève hier. La raison invoquée : le ministre ne les a pas cités dans son interview du 27 mars. D’après les étudiants rencontrés sur les lieux, «le ministre nous a ignorés.

Il a parlé de toutes les universités sauf de la nôtre». La grève commencée début mars a été interrompue pendant les vacances, mais est sur le point de reprendre. Les pharmaciens réclament le titre de docteur en pharmacie, comme cela est appliqué en Europe. «Après cinq ans d’études nous n’avons qu’un simple diplôme, sans aucun autre titre», déclare Ilham.

Il en est de même pour les postes de résidanat. Tout le monde y participe, y compris les médecins et la chance pour avoir un poste est très mince. «Il y a des spécialités auxquelles les médecins peuvent accéder telle que la biochimie. Plus de 1000 étudiants participent chaque année à ces concours et seuls 5% sont choisis.

Les pharmaciens ont peu de chance d’avoir un poste, d’où leur revendication pour que les concours soient également réservés aux pharmaciens et au niveau d’Alger seulement», expliquent trois étudiants.

D’autre part, le manque de matériels a empêché les étudiants de suivre leurs cours normalement. «Nous ne faisons que les cours de théorie. Les cours de travaux pratiques sont sacrifiés pour une sordide invention de fuite de gaz dans le laboratoire et cela depuis des années. Nous ratons souvent nos modules à cause de la pratique», nous dit Imane, étudiante en troisième année de pharmacie.

Au moment de notre passage, une réunion avait lieu en présence des responsables des modules, des délégués, des doyens et du chef de département en vue de trouver des solutions aux problèmes de ces étudiants.

Une autre réunion est programmée pour le 17 du mois courant, avec la participation de dix délégués de différentes wilayas du territoire national, tout en menaçant d’une grève illimitée en cas de non-satisfaction de leurs revendications. Par ailleurs, les étudiants de la fac de Bouzaréah n’ont pas assisté aux cours et ont programmé une marche pour le 11 avril. Elle démarrera de la Grande Poste jusqu’au palais du gouvernement.

Par Samia O.