Factures d’eau impayées : SEAAL lance un avertissement général avec coupure à cette date

Factures d’eau impayées : SEAAL lance un avertissement général avec coupure à cette date
Factures d’eau impayées

La Société des Eaux et de l’Assainissement d’Alger (SEAAL) passe à l’offensive contre les impayés. Dans un communiqué officiel, l’entreprise a annoncé le lancement d’une vaste opération sur le terrain visant à régulariser la situation des clients retardataires.

À compter du 7 février 2026, les agents de la SEAAL débuteront des interventions ciblées pour recouvrer les dettes accumulées. La société prévient que des mesures de suspension de l’alimentation en eau potable seront appliquées à l’encontre des abonnés n’ayant pas encore soldé leurs factures.

Comment régulariser votre situation ?

Afin d’éviter tout désagrément et de garantir la continuité du service, la SEAAL invite ses clients concernés à s’acquitter de leurs redevances dans les plus brefs délais via les canaux suivants :

  • En agence : En se présentant directement aux agences commerciales de la SEAAL.

  • Via l’application mobile : En utilisant l’application Wakalati de la SEAAL.

  • Paiement électronique : Via les services Fatourati ou l’application BaridiMob d’Algérie Poste.

La régularisation rapide permet d’éviter non seulement la coupure, mais aussi d’éventuels frais de rétablissement du service.

SEAAL : un pilier stratégique au service d’Alger et de Tipaza

La Société des Eaux et de l’Assainissement d’Alger (SEAAL) s’impose comme un acteur industriel majeur. selon le bilan annuel de l’entreprise diffusé par l’agence APS, elle assure désormais l’approvisionnement de près de 5 millions de personnes. Le volume total d’eau potable distribué a atteint, selon le communiqué officiel de la société pour l’exercice 2024, un total de 387 millions de $m^3$ sur son périmètre d’activité.

Les indicateurs techniques montrent une mutation profonde des sources d’approvisionnement. Désormais, selon les rapports de performance de la SEAAL, 51% de l’eau distribuée dans la wilaya d’Alger provient du dessalement d’eau de mer. Sur le plan de la maintenance, l’effort est constant : selon les données d’exploitation, les équipes ont réalisé 28 000 interventions de réparation en 2024, et selon le point de situation à mi-parcours de 2025, déjà 11 855 fuites ont été résorbées. Ces actions ont permis, selon les calculs techniques de la direction de l’eau, de récupérer plus de 8 millions de m3, soit une économie vitale pour la région.

Enfin, l’entreprise gère l’assainissement avec une rigueur croissante. selon les statistiques de la direction de l’environnement de la SEAAL, 100 millions de m3 d’eaux usées ont été traités à travers ses huit stations d’épuration, garantissant ainsi la protection du littoral algérois.

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Situation hydrique en Algérie : vers une sécurité garantie par le dessalement

L’Algérie fait face à un stress hydrique structurel, mais les efforts de mobilisation commencent à porter leurs fruits. En ce début février 2026, selon les relevés du ministère de l’Hydraulique, le taux national de remplissage des barrages frôle les 36%, avec des disparités régionales marquées (plus de 60% à l’Est contre environ 18% au Centre).

Pour sécuriser l’alimentation des citoyens, l’État accélère son programme de dessalement d’eau de mer. selon les prévisions de l’Algerian Energy Company (AEC), la capacité de production nationale est passée de 2,2 à 3,7 millions de m3 par jour grâce à la mise en service de nouvelles infrastructures. L’objectif stratégique, selon le plan national de sécurité hydrique, est de couvrir 60% des besoins en eau potable d’ici 2030, portant la capacité globale à 5,4 millions de m3 quotidiennement.

Cette transition est soutenue par un engagement financier massif. selon le projet de Loi de Finances 2026 présenté par le ministre du secteur, un budget de plus de 370 milliards de DA a été alloué à l’hydraulique, soit une hausse de 19% par rapport à l’année précédente. Cet investissement permet, selon les orientations gouvernementales, de préserver les eaux souterraines et de réserver les eaux de surface prioritairement à l’irrigation agricole, un secteur qui consomme, selon les données du Conseil National Économique, environ 70% des ressources mobilisées dans le pays.