Exposition collective à la galerie Hadj-Omar (Alger) : Coalition d’artistes peintres autour de l’art

lundi 8 juillet 2019 à 11:29
Source de l'article : Liberte-algerie.com

Cette exposition qui se déroule jusqu’au 30 juillet au TNA est une ode à l’art, dans sa pluralité, notamment la caricature, la photo, le crayon et l’acrylique.

C’est à l’escale Hadj-Omar (1930-1982) de l’opéra Mahieddine-Bachtarzi que l’ethnie d’artistes et de créateurs du beau s’est donné rendez-vous mardi dernier autour du chevalet où se posent “les questions de la création arts plastiques”. Est-ce un éclair qui ébarbe l’univers barbant de la chose culturelle ?  Ça a tout l’air, en raison de l’ondée de couleurs qui s’essorent de l’arc-en-ciel afin de restituer à la rue Bouzrina-Arezki dit Si Ahmed ou H’didouche (1913-1958) les couleurs qu’elle n’a plus.

Alors, pour égayer l’ancienne rue de la Lyre, il y a l’apport du cénacle d’artistes peintres encroûtés dans la célébrité de leurs croûtes sur la place de l’art pictural, mais qui fait en même temps la courte échelle au cercle d’une quarantaine d’artistes peintres dite d’anonymes. “Lorsque des artistes tendent la main à d’autres pour qu’ils extériorisent l’esthétique qu’il y a dans leurs palettes, nous ne pouvons qu’applaudir l’initiative”, a écrit l’écrivain Mohamed Bourahla en guise de préambule sur le flyer de l’exposition. 

C’est dire l’élégance d’esprit qui a crayonné ce trait d’union entre le pinceau éclairé et l’habile féru de l’art. De la sorte, la générosité de l’expérimenté a agréé l’idée d’une passerelle dite pluridisciplinaire bâtie au-dessus de l’abîme où gît désormais la nuance de la différence qu’il ne doit pas y avoir entre le beauxariste et le faiseur du beau, a-t-on su de la plasticienne Nour Chéras lors de la cérémonie de vernissage. Si tant de nuances, qu’on aurait dit un casting où l’habilité a suppléé la timidité face à l’autre qui s’enorgueillit d’un parcours mais aussi d’une carte de visite.

D’où l’agréable sensation que les couleurs de l’un et de l’autre ont opéré le “vidage” sur les murs de la galerie d’art Hadj-Omar. “L’expo est l’aubaine rêvée pour que les artistes se délogent de l’isolement et se révèlent au public pour mieux s’apercevoir et échanger leurs expériences dans le domaine de la co-création”, a précisé l’artiste peintre féru du signe Noureddine Hamouche. Au demeurant, la galerie d’art Hadj-Omar est l’idéale vitrine où s’achalande l’éventail de styles qui soient libres de thèmes ou d’a priori. C’est là l’alliage recherché pour que l’école des beaux-arts et celle de l’autodidactie roulent sur le même essieu de l’art.

Autre satisfecit, l’expo a établi ce lien de réciprocité dans le calque du savoir-faire où l’enjeu tend vers l’essor de l’art qui a déjà révélé le talent qui s’ajoutera ainsi aux courants picturaux de demain. À ce sujet, “l’art est réuni dans sa pluralité, dont la caricature, la photo, le crayon et l’acrylique”. Ne dit-on pas qu’une exposition n’a de valeur que s’il y a des visiteurs ? Donc, autant convier le curieux de l’art à une visite à la galerie Hadj-Omar, où les couleurs incitent à allonger le pas vers le “Taj-Mahal” de la Basse-Casbah que conte Saïd Boutria alias “Didou” au 23, rue Abderrahmane-Arbadji.
 
Louhal Nourreddine

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