Hydrocarbures : 37,5 milliards de dollars de recettes d’exportation en neuf mois, selon Arkab

L’Algérie a tiré 37,5 milliards de dollars de ses exportations d’hydrocarbures entre janvier et septembre 2026. Le ministre d’État Mohamed Arkab attribue cette performance à la hausse du prix moyen du pétrole algérien. La fiscalité pétrolière dépasse déjà les prévisions de la loi de finances 2026.
Un baril algérien à 97 dollars en moyenne
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a dévoilé ces chiffres ce samedi 17 octobre à Alger. Il présentait un exposé devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN). Son intervention s’inscrivait dans l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2027.
Selon le ministre, les recettes d’exportation ont atteint 37,5 milliards de dollars à fin septembre 2026. Elles doivent beaucoup à la hausse du prix moyen du pétrole brut algérien. Celui-ci a progressé de 37 % par rapport à la même période de 2025. Le baril s’est ainsi établi à près de 97 dollars en moyenne.
Le gaz a lui aussi profité de prix élevés. Le prix moyen du gaz algérien commercialisé a atteint environ 11,3 dollars par million de BTU, a précisé Mohamed Arkab. Ces niveaux de prix ont directement soutenu les recettes de l’État.
Une fiscalité pétrolière au-delà des prévisions
Les recettes de la fiscalité pétrolière ont atteint 2 841 milliards de dinars, selon le ministre. Ce montant représente près de 105 % des prévisions de la loi de finances 2026. Celle-ci tablait sur 2 698 milliards de dinars pour l’ensemble de l’année.
Pour 2027, le gouvernement se montre plus prudent. Le PLF 2027 table sur 2 652 milliards de dinars de fiscalité pétrolière, avec un baril de référence à 60 dollars. Ce prix de référence reste nettement inférieur au prix moyen constaté depuis le début de 2026.
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Une consommation nationale en forte hausse
La demande intérieure pèse aussi sur le secteur. La consommation nationale d’énergie a atteint 59 millions de tonnes équivalent pétrole, a indiqué le ministre. La demande en gaz l’a surtout tirée vers le haut, devant les produits pétroliers.
L’Algérie produit en effet l’essentiel de son électricité à partir du gaz naturel. Chaque hausse de la consommation intérieure réduit donc les volumes disponibles pour l’exportation. Le gouvernement a d’ailleurs lancé, en avril, une politique de maîtrise de l’énergie pour limiter le gaspillage.
Sonatrach accélère ses investissements
Les investissements de Sonatrach ont dépassé 6 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de 2026, selon le ministre. Ils atteignaient 5,3 milliards de dollars en 2025, soit une progression de 21 %, d’après Mohamed Arkab. Le secteur comptait par ailleurs environ 193 000 employés à la fin du premier semestre.
D’ici 2030, l’État a alloué une enveloppe de 71,6 milliards de dollars au développement des hydrocarbures. L’amont, c’est-à-dire l’exploration et la production, en absorbe 52 milliards. Près de 13 milliards iront au raffinage et à la pétrochimie, dont la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud.
Le secteur vise une production primaire de près de 201 millions de tonnes équivalent pétrole en 2030. Il veut aussi transformer sur place plus de la moitié de cette production, contre environ 30 % aujourd’hui. Le ministre y voit un levier pour mieux valoriser les ressources nationales, au-delà des nouvelles découvertes annoncées par Sonatrach.
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Le gaz algérien toujours recherché en Europe
Mohamed Arkab a souligné la hausse de la demande européenne en gaz algérien. L’Algérie a renouvelé ou signé des contrats d’approvisionnement à long terme avec plusieurs partenaires. Ils concernent notamment l’Italie, l’Espagne, la Slovénie, la Tchéquie et l’Allemagne.
Le ministre a aussi fait le point sur le gazoduc transsaharien. Ce projet doit relier le Nigeria à l’Algérie, en passant par le Niger. Les négociations ont repris selon le calendrier établi, a-t-il rappelé, et les travaux du tronçon algérien ont démarré dans la wilaya d’Adrar.
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