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L’euro remonte après une légère baisse face au dinar sur le marché noir

L’euro remonte après une légère baisse face au dinar sur le marché noir
Euro - Dinar algérien - taux de change

Les devises maintiennent le cap sur le marché parallèle en Algérie. Ce vendredi 23 octobre l’euro se négocie à 277 dinars chez les changeurs algérois, soit un demi-dinar de plus qu’en début de semaine. Le dollar américain, lui, ne bouge pas d’un centime et reste collé à 240 dinars, un palier qu’il n’avait plus atteint depuis de longs mois.

Aucun des signaux envoyés ces dernières semaines, qu’ils viennent des pouvoirs publics ou des places financières internationales, n’a réussi à faire vaciller ces niveaux.

Change euro – dinar : le marché noir des devises reste insensible aux signaux extérieurs

La monnaie européenne a pourtant nettement reculé face au billet vert sur les marchés mondiaux. Cette dépréciation n’a produit aucun effet visible dans les ruelles où s’échangent les billets à Alger. Les cambistes maintiennent leurs tarifs, convaincus que la demande intérieure, et non les parités internationales, dicte la loi du marché parallèle.

Cette rigidité n’est pas neuve. Depuis la rentrée, l’euro campe obstinément autour de 277 dinars sur le circuit informel, sans jamais franchir durablement ce seuil ni redescendre sous les 275 dinars. Les décisions annoncées par les autorités en matière de change n’ont, pour l’heure, pas entamé cette mécanique.

Pour les voyageurs et les membres de la diaspora algérienne qui rentrent au pays, la marge de manœuvre reste limitée. Leur pouvoir d’achat ne progresse pas. Ceux qui convertissent leurs euros récupèrent le cours d’achat, systématiquement inférieur de deux dinars au prix de vente. Les changeurs, de leur côté, vivent de cette marge étroite.

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Taux de change en Algérie : le dollar américain consolide son plus haut niveau de l’année

À 240 dinars, le billet vert retrouve une position qu’il occupait déjà en été. En juillet dernier, la devise américaine s’échangeait exactement à ce tarif au square Port-Saïd, portée par la saison des retours au pays. Elle avait ensuite reflué vers 236 ou 238 dinars avant de regagner ce terrain.

Cette remontée s’explique en partie par l’appétit croissant pour la monnaie américaine. Importateurs, étudiants partant à l’étranger et opérateurs du commerce informel la recherchent désormais autant que l’euro. À la fin septembre, le dollar se contentait encore de 238 dinars chez les cambistes, ce qui représente deux dinars gagnés en un mois.

Les écarts géographiques restent de mise. Oran, Annaba ou Constantine n’affichent pas toujours les mêmes chiffres qu’Alger. La capitale concentre néanmoins l’essentiel des transactions et sert de thermomètre pour l’ensemble du territoire.

Les cotations de la Banque d’Algérie évoluent en sens inverse

Sur le compartiment officiel, le mouvement s’inverse. La Banque d’Algérie a abaissé légèrement sa cotation de l’euro, descendue à 151,10 dinars contre 151,18 la veille. Le dollar, à l’opposé, grignote quelques centimes et passe de 134,42 à 134,61 dinars.

Ces chiffres ne sont pas anecdotiques. Ils déterminent le montant de l’allocation touristique accordée aux Algériens qui voyagent. Un ressortissant qui obtient ses devises par le canal bancaire les paie donc près de deux fois moins cher que sur le trottoir, mais dans des volumes strictement encadrés.

L’écart entre les deux marchés avoisine ainsi 126 dinars pour un euro. Ce différentiel, qui s’était légèrement resserré au printemps lorsque le dinar avait brièvement repris du terrain face à la monnaie unique, s’est de nouveau creusé au fil de l’année.

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LA

Lynda Ait Amedjkane

Journaliste – Nation, société et actualité quotidienne

Lynda Aït Amedjkane est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360. Elle couvre principalement les sujets liés à la nation, à la société et aux faits divers qui rythment l'actualité quotidienne en Algérie.

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