Étudier en France va coûter plus cher. Dès le 1er août 2026, les étudiants internationaux devront justifier de garanties financières revues à la hausse, le seuil minimum de ressources pour obtenir un titre de séjour étant désormais directement indexé sur le SMIC.
Le changement a été annoncé dans le décret n°2026-526 publié au Journal officiel en date du 22 juin 2026. Il fixe désormais le niveau de ressources à 47% du SMIC brut mensuel.
Concrètement, la facture s’alourdit : avec un SMIC brut à 1867,02 euros, les étudiants devront désormais prouver qu’ils disposent d’environ 877,50 euros par mois, contre 615 euros jusqu’ici.
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Les étudiants internationaux devront justifier de près de 880 euros par mois
Pour rappel, le seuil de 615 euros servait de référence pour de nombreux dossiers de visa de long séjour pour études en France. Les autorités françaises jugent ce montant, inchangé depuis près de vingt ans, trop bas par rapport au coût réel de la vie dans le pays.
C’est désormais une condition sine qua non : les candidats à l’expatriation étudiante devront prouver leur solidité financière pour toute la durée de leur séjour. Heureusement, la palette de justificatifs reste large, allant de la traditionnelle attestation bancaire aux bourses, en passant par les revenus réguliers, la prise en charge familiale ou le recours à un garant.
Ce durcissement risque de peser sur les dossiers de visa étudiant. En effet, cette hausse s’ajoute également à une autre mesure restrictive annoncée récemment. Il s’agit de la fin des aides personnalisées au Logement (APL) pour les étudiants non européens et non boursiers. Il faut aussi compter les frais d’inscription, les transports, les frais d’installation…
Une mesure liée à la hausse du coût de la vie en France
Durant l’année 2024-2025, la France comptait pas moins de 443 500 étudiants internationaux, représentant près de 15 % de la population universitaire globale. Un rayonnement mondial particulièrement porté par cinq pays : le Maroc, l’Algérie, la Chine, l’Italie et le Sénégal.
Cette forte attractivité se double désormais d’un sérieux filtre financier. Pour éviter la douche froide, les candidats doivent anticiper leur budget au plus tôt, traquer la moindre pièce manquante et scruter les exigences spécifiques de Campus France, des préfectures et des consulats.
Attention particulière pour les étudiants algériens : soumis à l’accord bilatéral franco-algérien, votre régime reste spécifique. Une double prudence s’impose : la règle d’or est de calquer scrupuleusement votre dossier sur les toutes dernières consignes de votre consulat avant toute démarche.
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