Étudiants étrangers au Canada : les arrivées chutent de 82 %, ce qui change pour les Algériens

Coup de frein majeur sur l’immigration étudiante au Canada. Désireux de reprendre le contrôle de ses flux migratoires, le pays annonce des coupes drastiques dans le volume d’étudiants internationaux.
Mercredi 9 septembre, le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada (IRCC) a annoncé dans un communiqué une série de mesures visant à freiner l’arrivée des étudiants internationaux dans le pays.
Le Canada demeure l’une des destinations de prédilection pour les Algériens, qui y sont de plus en plus nombreux chaque année. Cette annonce survient au pire moment, alors que d’autres pays hôtes comme la France ont déjà nettement verrouillé leurs conditions d’entrée et restreint la délivrance des visas.
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Effondrement de plus de 80 % en deux ans
Le ministère a confirmé sa volonté de freiner ces flux, affirmant prendre « des mesures pour accueillir moins d’étudiants internationaux aux niveaux d’études supérieurs » tout en soulignant que « la population d’étudiants internationaux a diminué d’un tiers depuis 2024 ».
Selon l’IRCC, les arrivées d’étudiants étrangers au Canada ont chuté de 82 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période en 2024. Autrefois réputé pour son hospitalité envers les étudiants internationaux, le pays a opéré un net tournant politique ces deux dernières années.
Pour justifier ce virage, l’IRCC explique vouloir « harmoniser les arrivées avec la capacité d’accueil des collectivités, tout en continuant d’attirer les meilleurs talents du monde ».
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Le Canada priorise désormais les étudiants en maîtrise et en doctorat
Le ministère souligne par ailleurs qu’en parallèle de ce recul global, la part des étudiants universitaires a progressé par rapport à celle des étudiants fréquentant les collèges.
La dynamique s’inverse nettement sur le terrain. L’IRCC souligne en effet que « le nombre de nouveaux titulaires d’un permis d’études arrivant au Canada pour étudier à l’université est passé de 30 % en 2024 à 40 % en 2025 », tout en prévoyant « que cette tendance se poursuive grâce à de nouvelles mesures visant les étudiants aux cycles supérieurs ».
Le ministère fédéral assume pleinement sa stratégie : il affiche sa volonté « d’attirer des talents au niveau de la maîtrise et du doctorat » et affirme que le Canada s’est désormais « engagé sur une nouvelle voie en matière d’immigration ».
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