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Essence en France : l’Algérie devance l’Italie et les États-Unis au premier semestre 2026

Essence en France : l’Algérie devance l’Italie et les États-Unis au premier semestre 2026
L’Algérie se classe au deuxième rang des fournisseurs d’essence de la France au premier semestre 2026, avec 13,1 % des importations françaises.
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L’Algérie s’impose comme le deuxième fournisseur d’essence de la France au premier semestre 2026, avec 13,1 % des importations françaises de supercarburants, selon les chiffres du Comité professionnel du pétrole (CPDP). Elle se positionne derrière les Pays-Bas, qui dominent le classement avec une part de 48 %.

Les Pays-Bas conservent leur position de premier fournisseur, avec 48 % des importations françaises d’essence, devant l’Algérie qui occupe le deuxième rang. Ce classement concerne exclusivement les supercarburants et non l’ensemble des produits pétroliers importés par la France, notamment le gazole et le pétrole brut. Il met en lumière le rôle des capacités de raffinage algériennes dans l’approvisionnement du marché européen.

Essence : l’Algérie parmi les principaux fournisseurs de la France

Au cours des six premiers mois de 2026, la France a poursuivi ses importations de produits pétroliers auprès de plusieurs partenaires internationaux. Selon le classement rapporté le 14 octobre, les Pays-Bas arriveraient en tête des fournisseurs de supercarburants, devant l’Algérie. L’Italie et les États-Unis figureraient également parmi les principaux pays d’origine, avec une part annoncée de 5,1 % chacun.

Le CPDP, organisme spécialisé dans les statistiques pétrolières françaises, a publié le 21 septembre un bilan du commerce extérieur couvrant le premier semestre 2026. Ce document recense les importations et exportations de pétrole brut et de produits raffinés, avec leur répartition par origine ou destination. La confirmation du classement algérien nécessite de consulter le détail des importations de supercarburants, et non les statistiques pétrolières prises dans leur ensemble.

Cette distinction est importante pour mesurer la place réelle de l’Algérie sur le marché français. Une part de 13,1 % des importations d’essence ne signifie pas que l’Algérie fournit la même proportion de la consommation totale française. Celle-ci comprend également les produits issus du raffinage réalisé sur le territoire français.

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Près de 937 millions d’euros de produits raffinés importés d’Algérie

Les données officielles des Douanes françaises permettent de confirmer l’importance des échanges dans le secteur des produits pétroliers transformés. Entre septembre 2025 et août 2026, les importations françaises en provenance d’Algérie ont atteint 937,3 millions d’euros pour la catégorie « produits pétroliers raffinés et coke ». Ce montant représente 3,9 % des importations françaises de cette catégorie sur la période étudiée.

Les statistiques douanières indiquent également une progression de 13,2 % de ces importations en valeur par rapport aux douze mois précédents. Il s’agit néanmoins d’un périmètre plus large que les seules importations d’essence, comprenant différents produits pétroliers transformés. Ces chiffres ne peuvent donc pas être directement comparés aux 13,1 % attribués à l’Algérie dans les achats français de supercarburants au premier semestre 2026.

Pour le pétrole brut, la France figure également parmi les principaux clients de l’Algérie. Les exportations algériennes de brut vers la France ont déjà fait l’objet d’une analyse portant sur le premier semestre 2026. Cette relation commerciale concerne toutefois une matière première distincte de l’essence et du gazole, qui sont obtenus après raffinage.

Sonatrach : une production de 3,7 millions de tonnes d’essence en 2024

Le développement des capacités de raffinage constitue un élément important de la stratégie énergétique algérienne. Dans son rapport annuel 2024, Sonatrach indique avoir produit 3,7 millions de tonnes d’essence et 10,8 millions de tonnes de gasoil. Ces volumes illustrent le poids de l’activité de transformation des hydrocarbures dans les opérations du groupe national.

Cette évolution s’inscrit dans une stratégie visant à satisfaire les besoins du marché intérieur tout en développant les possibilités d’exportation de produits transformés. L’Algérie avait auparavant recours à des importations de carburants pour compléter son approvisionnement national. L’augmentation des capacités de raffinage lui permet aujourd’hui de participer davantage aux échanges internationaux de produits pétroliers, même si les volumes exportés varient selon les produits et les destinations.

En mai 2026, une livraison exceptionnelle de carburant algérien vers la Libye avait également illustré cette activité exportatrice. L’opération concernait un marché différent de la France, mais montrait la diversification possible des débouchés des produits pétroliers algériens. Les quantités destinées au marché français doivent néanmoins être établies à partir des statistiques commerciales correspondantes.

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Arzew : Sonatrach prépare une nouvelle hausse de sa production d’essence

Sonatrach poursuit parallèlement ses investissements dans le raffinage. Le 17 novembre 2025, le groupe a annoncé la signature d’un contrat avec la société chinoise Sinopec Guangzhou Engineering pour la réalisation d’une unité d’hydrotraitement et de reformage du naphta lourd à la raffinerie d’Arzew. Le projet prévoit une capacité de traitement de 738 000 tonnes de naphta lourd par an.

Selon le communiqué officiel, cette installation doit permettre de porter la capacité annuelle de production d’essence de la raffinerie de 550 000 tonnes à 1,2 million de tonnes. Le contrat prévoit une durée de réalisation de 30 mois, ce qui signifie que ces capacités supplémentaires ne doivent pas être comptabilisées dans la production effective du premier semestre 2026. Sonatrach présente notamment ce projet comme un moyen de renforcer l’approvisionnement des régions de l’Ouest et du Sud-Ouest algériens.

Les carburants algériens peuvent-ils influencer les prix en France ?

La présence de l’Algérie parmi les fournisseurs d’essence de la France intervient dans un marché international sensible aux évolutions de l’offre et de la demande. Les prix des carburants vendus dans les stations françaises dépendent de plusieurs facteurs, notamment des cours des produits raffinés, du transport, des taxes et des coûts de distribution. Le pays d’origine constitue un élément de l’approvisionnement, sans déterminer à lui seul le prix payé par les automobilistes.

Les achats français de carburants algériens contribuent à diversifier les origines des produits disponibles sur le marché. Ils ne permettent cependant pas d’affirmer que l’augmentation des importations depuis l’Algérie provoque automatiquement une baisse des prix à la pompe. Pour suivre les évolutions réelles, les consommateurs peuvent consulter le service officiel français de comparaison des prix des carburants.

Au-delà des fluctuations du marché, ces échanges montrent l’importance des produits pétroliers transformés dans les relations commerciales entre Alger et Paris. Sonatrach développe également d’autres débouchés, comme l’illustrent les premières livraisons de carburant d’aviation Jet A1 au Niger annoncées en août 2026. La confirmation des volumes d’essence expédiés vers la France permettra de mesurer plus précisément la portée de cette position commerciale au premier semestre 2026.

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AS

Ahmed Saifi

Journaliste senior – Politique, actualité nationale et société

Ahmed Saifi est journaliste senior au sein de la rédaction d'Algerie360. Fort de plus de vingt années d'expérience dans le journalisme, il suit et analyse les grands enjeux politiques, institutionnels et sociaux qui façonnent l'actualité algérienne.

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