Arnaque en ligne : comment ce réseau piégeait étudiants et chercheurs

La brigade de lutte contre les crimes économiques et financiers de la sûreté de la wilaya de Souk Ahras a traité une affaire d’escroquerie électronique et de blanchiment d’argent. Les suspects exploitaient une page Facebook intitulée « Centre académique de soutien aux chercheurs ».
La brigade de lutte contre la cybercriminalité a participé à l’enquête. Les suspects ont été présentés devant le procureur du tribunal de Taoura.
De faux services académiques pour piéger les victimes
Les faits remontent à octobre 2025. Le réseau ciblait les étudiants universitaires et les chercheurs. Il promettait de les aider à rédiger des articles et des recherches scientifiques. Il affirmait aussi pouvoir les publier dans des revues classées au niveau local et international. Certaines revues citées figuraient dans des bases de données scientifiques connues.
Les administrateurs de la page attiraient leurs victimes avec ces promesses. Ils les orientaient ensuite vers WhatsApp. Ils leur demandaient alors de virer des sommes d’argent. Les services annoncés n’étaient jamais fournis.
Les fonds partaient vers des comptes postaux courants appartenant à d’autres personnes. Ce montage servait à regrouper les gains et à masquer leur origine.
Les investigations techniques ont permis d’identifier les suspects. Elles ont révélé que les sommes étaient converties en actifs virtuels. Cette conversion visait à brouiller la trace financière et à dissimuler l’origine illicite des fonds.
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Perquisitions et saisies
Les perquisitions, menées dans le cadre d’une extension de compétence, ont conduit à l’arrestation des suspects. Les policiers ont saisi du matériel, des documents et des cartes SIM. Ils ont aussi saisi des supports liés à la circulation d’actifs virtuels. Certains auraient servi à l’activité criminelle.
Les enquêteurs ont identifié, à ce stade, 35 victimes potentielles issues de plusieurs wilayas. Ils ont aussi relevé des données sur 419 personnes, au nom desquelles plusieurs cartes SIM pourraient être enregistrées. Ces chiffres découlent des investigations et des saisies.
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Des chefs d’accusation nombreux
La police a constitué un dossier pénal contre les suspects. Les chefs retenus sont les suivants :
- association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie par appel au public via un moyen électronique ;
- blanchiment d’argent en bande organisée ;
- détention, achat et commercialisation d’actifs virtuels interdits, en violation de la législation sur les changes et les mouvements de capitaux ;
- Usurpation d’identité, faux et usage de faux dans des écrits électroniques.
Le procureur de la République près du tribunal de Taoura a ordonné leur placement en détention (mandat de dépôt).
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