Équipements médicaux hors service dans les hôpitaux : le ministère veut briser le cercle vicieux

Équipements médicaux hors service dans les hôpitaux : le ministère veut briser le cercle vicieux
Équipements médicaux

Le ministère de la Santé a dévoilé une batterie de nouvelles mesures visant à endiguer les pannes chroniques des équipements médicaux. Ce plan d’action prévoit l’accélération des opérations de maintenance, la sécurisation de l’approvisionnement en pièces de rechange ainsi que le déploiement d’une plateforme numérique dédiée au suivi des pannes.

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a mis en lumière les causes profondes de ces défaillances à répétition qui paralysent le matériel médical, en particulier les appareils d’imagerie. Selon lui, le problème ne réside pas dans la qualité intrinsèque des équipements, mais découle plutôt des lenteurs administratives liées à la maintenance, des retards d’approvisionnement et d’un déficit d’encadrement technique.

En réponse à une question parlementaire, le premier responsable du secteur a réaffirmé que le bon fonctionnement des équipements lourds demeure une priorité absolue pour son ministère, soulignant leur rôle pivot dans l’amélioration des prestations de soins et la prise en charge optimale des patients.

Pannes des équipements médicaux : Les lenteurs bureaucratiques et le manque de formation pointés du doigt

Pour expliquer ces dysfonctionnements, le ministre a pointé du doigt plusieurs facteurs critiques. En tête de liste : le retard accumulé dans la conclusion ou le renouvellement des contrats de maintenance avec les opérateurs économiques et leurs représentants officiels.

À cela s’ajoutent les délais d’acquisition des pièces de rechange indispensables, lourdement impactés par les procédures administratives d’approvisionnement.

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Le ministre a également déploré des carences flagrantes dans l’application des programmes de maintenance préventive au sein de certains établissements hospitaliers. Une situation imputable, selon lui, à la faiblesse technique des équipes locales de maintenance et à la mauvaise manipulation de certains appareils de haute technologie, souvent due à un manque de qualification et de formation du personnel.

Gestion des équipements médicaux : cap sur le digital pour réduire les pannes

Face à ces défaillances, le ministère a d’ores et déjà réagi en émettant des directives fermes pour accélérer la signature des contrats de maintenance et renforcer les protocoles de révision préventive.

L’objectif est d’instaurer des mécanismes de suivi périodique capables de détecter les premiers signes de panne avant qu’ils ne provoquent l’arrêt total des machines. De plus, des mesures ont été prises pour lever les obstacles qui freinent la disponibilité des pièces de rechange.

Aït Messaoudène a notamment annoncé une coordination accrue avec les secteurs concernés afin de fluidifier l’approvisionnement des hôpitaux. Un nouveau cadre réglementaire est en cours d’élaboration pour faciliter l’importation de ces composants essentiels et garantir ainsi la continuité des interventions techniques.

Sur le front de la modernisation, le ministre a révélé la mise en service, depuis février dernier, d’une plateforme numérique centralisée. Cet outil permet désormais de déclarer les pannes en temps réel, de suivre l’exécution des contrats de maintenance et d’assurer une gestion rigoureuse du parc médical.

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Ce dispositif devrait fournir des données instantanées et précises, permettant des interventions plus rapides et une prise en charge efficace des anomalies.

Enfin, pour pérenniser ces réformes, un recensement périodique du parc d’équipements a été instauré afin d’identifier les pannes répétitives et d’y apporter des corrections structurelles.

En parallèle, des projets de statuts particuliers pour les ingénieurs et techniciens biomédicaux sont en préparation, une démarche cruciale pour valoriser ces compétences indispensables et renforcer l’encadrement technique au sein des structures de santé publiques.