La Fédération algérienne de football a rendu son verdict : Vladimir Petkovic demeure sélectionneur des Verts jusqu’au terme de son contrat, fixé à fin juillet 2028. Réunie sous la présidence de l’ancien sélectionneur national Rabah Saâdane, le collège technique, installé par Sadi pour évaluer le parcours du coach, a conclu que le technicien suisse avait non seulement rempli les objectifs de son premier contrat, mais les avait dépassés, a-t-on appris du média El-Khabar. En contrepartie, un remaniement profond du staff s’impose, avec des conséquences immédiates pour plusieurs membres de l’encadrement.
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Petkovic validé par la commission technique malgré des réserves
Évaluée à l’aune des critères inscrits dans son premier contrat, la mission de Petkovic est jugée accomplie. Atteindre les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations et franchir le premier tour du Mondial : ces deux jalons ont été cochés. Le collège a même relevé que le bila du sélectionneur a dépassé les prévision, en portant les Verts jusqu’au deuxième tour de la Coupe du monde 2026 et en produisant des prestations convaincantes face au Guatemala, à l’Uruguay et aux Pays-Bas lors des matchs de préparation.
Selon la même source, des voix discordantes se sont toutefois fait entendre au sein de la réunion. Certains techniciens ont pointé des lacunes tactiques flagrantes lors des rencontres officielles contre le Nigeria et la Guinée, ainsi que durant le Mondial. Leur diagnostic converge vers un même point : les adjoints de Petkovic n’ont apporté ni solutions ni regard neuf au sélectionneur principal. C’est précisément cette conclusion qui a orienté les décisions sur la composition du nouveau staff.
Morandi écarté, Anthar Yahia nommé premier adjoint
Le remaniement est net. Le collège recommande de se séparer de l’adjoint suisse Davide Morandi et de l’entraîneur algérien Nabil Neghiz, dont le contrat n’a de toute façon pas été renouvelé, ajoute El-Khabar. Morandi, lui, avait pourtant vu son engagement prolongé en même temps que celui de Petkovic. Mais une faute grave a précipité sa chute : des déclarations publiques sur la sélection suisse, formulées sans autorisation préalable de la FAF, en violation directe de son contrat. La fédération a d’ores et déjà engagé une procédure disciplinaire formelle à son encontre, avec saisine du conseil de discipline, avant toute décision définitive.
Resteront en poste : Guido Nanni à la préparation des gardiens, Nasser-Eddine Berrama dans le même rôle, ainsi que le préparateur physique Paolo Rongoni. Pour renforcer l’encadrement, la FAF a jeté son dévolu sur Anthar Yahia, l’ancien capitaine des Verts, qui occupera la fonction de premier adjoint. Pour le second poste d’assistant, Karim Matmour et Rafik Saïfi sont en ballotage.
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La balle dans le camp de Petkovic dès son retour en août
Actuellement en vacances, Petkovic est attendu en Algérie au début du mois d’août. La FAF lui notifiera alors officiellement l’ensemble des changements décidés par la commission technique. Son contrat ne lui reconnaît aucun droit d’imposer ses propres adjoints, et les contrats des assistants comportent une clause permettant à la fédération d’y mettre fin unilatéralement, sans indemnité, en cas de départ du sélectionneur principal.
Selon toujours El-Khabar, eux scénarios s’ouvrent à partir de là. S’il accepte le nouveau cadre, Petkovic reprendra ses fonctions avec une feuille de route révisée : élargir les prérogatives de ses adjoints, rajeunir le groupe en ouvrant davantage la porte aux jeunes talents, et amorcer un renouvellement générationnel au sein des Guerriers du Désert. S’il refuse, il devra négocier une rupture de contrat, ce qui libérerait la FAF pour chercher un nouveau sélectionneur, très probablement étranger, avant la prochaine trêve internationale du 21 septembre 2026.
Dans tous les cas, Petkovic rencontrera l’ensemble du staff à son arrivée avant de tenir une conférence de presse pour livrer son bilan du Mondial et présenter sa vision pour les deux années à venir.
Des objectifs rehaussés pour la CAN 2027 et au-delà
Maintenu ou remplacé, le prochain sélectionneur des Verts devra viser au minimum le dernier carré de la CAN 2027, organisée en Tanzanie, en Ouganda et au Kenya. Si Petkovic reste aux commandes, son bilan sera réévalué par la commission technique à l’issue de cette compétition, à un moment où il lui restera encore une année de contrat. L’enjeu est de taille : les éliminatoires de la Coupe du monde 2030 débuteront en 2028, soit précisément à l’échéance de son engagement actuel.
Ce calendrier serré explique la prudence de la FAF. Après le bras de fer contractuel qui avait suivi l’élimination au Mondial, la fédération a choisi la voie de la continuité encadrée plutôt que celle d’une rupture coûteuse. La prolongation de Petkovic officialisée début juin avait déjà acté cette logique de stabilité, mais les résultats décevants au Mondial ont contraint la FAF à revoir la composition du staff sans toucher à sa tête.
La nomination d’Anthar Yahia, figure populaire et ancien capitaine emblématique, répond aussi à un besoin de cohésion interne. Plusieurs joueurs à double nationalité auraient affiché des comportements difficiles à gérer durant la compétition mondiale, et la présence d’un encadreur ayant lui-même vécu ce parcours biculturel est perçue comme un levier pour renforcer la discipline collective.
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