Entretien express Jan Moritz Onken, chef d’orchestre allemand

Entretien express Jan Moritz Onken, chef d’orchestre allemand

khar.jpg«Ce festival est un succès !»

Né à Wuppertal en Allemagne, Jan Moritz Onken n’a que 32 ans, pourtant il dirige des orchestres en Allemagne, Etats-Unis d’Amérique et un peu partout dans le monde. Il fera ses études en Russie.

Vous avez dirigé pour la première fois des musiciens de diverses nationalités, quel langue avez-vous utilisé pour vous faire comprendre ?

Je maitrise parfaitement la langue anglaise et le russe seulement dans ce concert je n’avais pas besoin de m’exprimer, car nous jouons de la musique, c’est déjà un langage universel.

Quel a été l’accueil réservé par les Algériens ? Est-ce que le fait que décembre soit le mois des fêtes de fin d’année, dont la noël, ne vous a pas trop perturbé pour préparer cette participation ?

Super ! J’ai été accueilli sur le sol algérien comme un prince. Ici, les gens sont courtois, aimables et mélomanes. J’ai beaucoup appris de ma première visite à Alger à savoir l’échange, le partage et surtout cette soif d’apprendre. Pour la seconde tranche de la question, je dirai que mon boulot passe avant la célébration des fêtes de fin d’année.

Comment se fait-il qu’étant jeune, vous dirigiez des orchestres en Allemagne aux Etats-Unis d’Amérique, ne faut-il pas une expérience de plusieurs dizaines d’années pour devenir chef d’orchestre ?

Absolument pas. Peu importe l’âge, le sexe, la nationalité, quand on est animé d’une bonne volonté, on a la rage de réussir et on est amoureux de la vocation, on peut facilement atteindre le cime des honneurs.

Vous avez participé, sans aucun doute à de nombreux festivals dans le monde, quelles sont vos impressions sur celui d’Alger et avez-vous observé des insuffisances au niveau de l’organisation ?

Je ne suis pas critique, je suis musicien. Donc, la musique reste l’élément clé pour moi. Côté organisation, je qualifie cette première édition de succès.

Samira Sidhoum.