Entre migraine et dépression, il n’ y a qu’un pas !

Entre migraine et dépression, il n’ y a qu’un pas !

femme.JPGCasse-tête pour les neurologues: des spécialistes newyorkais ont étudié les caractéristiques sociodémographiques et les troubles associés chez 24.000 migraineux, dont 655 qui souffraient de crises au moins quinze jours par mois.

Ces migraineux chroniques sont deux fois plus déprimés ou anxieux que les autres.

Ce qui incite l’équipe du Dr Buse à souligner l’importance d’en tenir compte dans la prise en charge de la migraine chronique. Et ce, d’autant que les retombées négatives dépassent le cadre de la santé.

Les migraineux chroniques rencontreraient plus de difficultés professionnelles, gagneraient moins bien leur vie et travailleraient davantage à temps partiel. De plus, ils auraient davantage de troubles respiratoires – asthme, bronchite… -, et des facteurs de risque cardiovasculaire – hypertension, diabète, hypercholestérolémie et obésité.

Une autre étude vient d’identifier des facteurs génétiques communs entre la migraine et la dépression, susceptibles d’expliquer au moins en partie l’association entre ces deux maladies.

Pour le Dr A. Stam du centre médical universitaire de Leyde (Pays-Bas) et ses collègues, il existe une association «bidirectionnelle», les migraineux présentant souvent des symptômes de dépression et les patients souffrant de dépression ayant un risque plus élevé de migraine.

Ces auteurs ont étudié 2.652 personnes ayant une origine généalogique commune. Parmi elles, ils ont identifié 360 cas de migraine, dont 151 avec aura, et 977 personnes ayant une dépression.

Parmi les migraineux, 25% étaient dépressifs, contre 13% des non-migraineux, le risque de dépression chez les migraineux étant augmenté de 29% pour la migraine sans aura et de 70% pour la migraine avec aura.

Les chercheurs ont déterminé le degré de contrôle de la maladie par l’hérédité, ou encore la part de la contribution des facteurs génétiques dans les différences interindividuelles de la migraine.