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Une enseignante condamnée à 10 ans de prison après la mort de son mari

Une enseignante condamnée à 10 ans de prison après la mort de son mari
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La cour criminelle de première instance de Dar El Beïda, à Alger, a condamné jeudi une enseignante de mathématiques à dix ans de prison pour des violences volontaires avec une arme blanche ayant entraîné la mort de son mari, sans intention de la donner. Le parquet avait requis la réclusion à perpétuité pour assassinat avec préméditation et guet-apens.

L’accusée, identifiée par les initiales B. Z., est une mère de quatre enfants qui enseignait dans un collège de Bordj El Kiffan. Elle était poursuivie pour la mort de son époux, B. Abdelnour, qui travaillait dans un restaurant. Les faits remontent au mois de février 2026, pendant le Ramadan, quelques heures avant la rupture du jeûne.

Au cours du procès, le ministère public a requis la réclusion à perpétuité, estimant que les faits relevaient de l’assassinat avec préméditation et guet-apens. La juridiction a toutefois retenu une qualification pénale différente, celle de violences volontaires à l’arme blanche ayant entraîné la mort sans intention de la donner. C’est sur cette base que la peine de dix ans de prison a été prononcée.

Les traces de sang au cœur de l’enquête

Les investigations menées sur les lieux du drame, ainsi que les constatations médico-légales réalisées à l’hôpital Mustapha-Pacha, ont joué un rôle central dans l’affaire. Les enquêteurs ont relevé d’importantes traces de sang dans la cuisine, notamment sur une chaise, la table et les pieds des sièges. D’autres traces ont également été découvertes dans la salle de bains.

Selon les éléments présentés au dossier, la victime aurait reçu une profonde blessure à l’arme blanche au niveau du cou, alors qu’elle était assise et tournée de dos. Des griffures sur ses mains et des ecchymoses sur son corps ont également été signalées.

Les enquêteurs ont ensuite interrogé les membres de la famille, les enfants du couple ainsi que des voisins. Malgré les éléments réunis contre elle, l’accusée a continué à nier les faits qui lui étaient reprochés.

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Des conflits conjugaux et des violences évoquées au procès

Les débats ont également mis en lumière les tensions qui existaient depuis plusieurs années entre les époux. Selon les témoignages rapportés à l’audience, leurs différends avaient atteint un stade avancé, avec une procédure de divorce et des désaccords concernant la garde des enfants. Le père aurait quitté le domicile familial avant d’y revenir pour s’occuper de ses enfants mineurs.

L’enquête a aussi porté sur les violences que la fille aînée du couple, âgée de 12 ans, aurait subies avant le décès de son père. L’enfant présentait notamment des traces de brûlures, des blessures et des ecchymoses, constatées lors de l’examen médico-légal. Elle a déclaré aux enquêteurs avoir été maltraitée par son père à la suite d’un différend portant sur un téléphone.

Ces éléments ont été examinés dans le cadre de l’enquête sur les circonstances du décès et les tensions familiales qui l’auraient précédé.

L’accusée maintient sa version des faits

À la barre, l’enseignante a présenté une version différente du déroulement du drame. Elle a affirmé que son mari s’était donné la mort avec un couteau, en répétant qu’il voulait se suicider. Elle a également soutenu qu’elle avait ensuite demandé de l’aide aux voisins.

D’après les témoignages recueillis à l’audience, un voisin aurait découvert la victime grièvement blessée et respirant difficilement. Malgré son transport vers l’hôpital, l’homme est décédé avant son arrivée à l’établissement de santé.

Les parents de la victime ont, de leur côté, évoqué les difficultés conjugales de leur fils et les conflits autour des enfants. L’ensemble de ces témoignages, les constatations médico-légales et les traces relevées dans le domicile ont été examinés au cours du procès, qui s’est conclu par une condamnation à dix ans de prison.

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Wissam

Wissam Abid - Journaliste – Nation, société et faits divers

Wissam Abid est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360. Elle couvre principalement l'actualité nationale, les sujets de société et les faits divers qui marquent le quotidien des Algériens.

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