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Eni renforce ses plans de croissance : quelle place pour l’Algérie dans la stratégie du géant italien ?

Eni renforce ses plans de croissance : quelle place pour l’Algérie dans la stratégie du géant italien ?
Eni en Algérie

Le géant énergétique italien Eni continue de consolider son portefeuille d’activités à l’international, parallèlement à la révision à la hausse de ses prévisions financières pour 2026 et à l’augmentation de ses investissements dans les projets d’exploration et de production.

Dans ce paysage global, l’Algérie demeure l’un de ses ancrages majeurs en Afrique du Nord, à travers son partenariat stratégique avec le groupe Sonatrach et ses multiples projets de développement des hydrocarbures.

À l’occasion de la publication de ses résultats pour le troisième trimestre et les neuf premiers mois de l’année 2026, Eni a annoncé avoir relevé ses perspectives de flux de trésorerie opérationnels ajustés à 16,5 milliards d’euros.

Le groupe a également porté son programme de rachat d’actions à 3,8 milliards d’euros et accordé un dividende exceptionnel de 1,3 milliard d’euros à ses actionnaires.

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Sur le plan opérationnel, la production du pôle Exploration & Production (E&P) a progressé de 7 % sur un an au troisième trimestre, atteignant 1,83 million de barils équivalent pétrole par jour (bep/j).

Fort de ces performances, le groupe a révisé à la hausse ses prévisions de croissance pour sa production organique de pétrole et de gaz, désormais estimée entre 6 % et 7 % sur l’ensemble de l’exercice.

Un ancrage solide dans le bassin algérien

En Algérie, le portefeuille d’Eni repose sur un ensemble d’accords et de projets d’exploration et de développement dans le secteur des hydrocarbures. Selon le bilan des activités de l’entreprise pour 2025, Eni a conclu avec Sonatrach un contrat de 30 ans pour l’exploration et l’exploitation de la zone de Zemlet El Arbi, couvrant une superficie de près de 4 200 km².

La compagnie italienne a également décroché des droits sur le bloc Reggane 2 lors du cycle d’offres algérien de 2024, tout en portant sa participation dans la licence du gisement de Touat à 42,9 %.

Ces opérations s’intègrent dans le portefeuille nord-africain d’Eni, qui comprend également des activités en Égypte, en Libye et en Tunisie, aux côtés de ses grands projets déployés à travers le monde.

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Toutefois, les résultats publiés pour le troisième trimestre 2026 ne fournissent pas de chiffres distincts ou actualisés concernant la production, les investissements ou les récentes découvertes spécifiquement réalisés en Algérie.

Sur le plan financier global, le résultat d’exploitation ajusté d’Eni s’est élevé à près de 6 milliards d’euros au troisième trimestre, tandis que le bénéfice net ajusté a grimpé à 2,8 milliards d’euros. À la fin du mois de septembre, la dette nette s’établissait à 6,7 milliards d’euros, ramenant le ratio d’endettement ajusté à 9 %.

Ces résultats traduisent la volonté continue du groupe italien d’accroître sa production et d’optimiser le rendement de son portefeuille, tout en menant de front la restructuration de certains actifs et le développement de nouveaux projets d’envergure en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est.

AA

Amina Aouadi

Journaliste – Analyse, économie et société

Amina Aouadi est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360, spécialisée dans les analyses de l'actualité économique et les grands sujets de société.

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