« Enfouie depuis un million d’années » : L’incroyable découverte des archéologues à Mascara

« Enfouie depuis un million d’années » : L’incroyable découverte des archéologues à Mascara
Site préhistorique de Tighenif

Longue de 2,35 mètres et enfouie depuis environ un million d’années, une défense d’éléphant de l’Atlas vient d’être exhumée sur le site archéologique de Tighennif, dans la wilaya de Mascara.

Attribuée à cette espèce aujourd’hui disparue, la pièce a été mise au jour dans le cadre de la 11e campagne de fouilles menée par le Centre national de recherche en préhistoire, anthropologie et histoire (CNRPAH).

Son état de conservation, qualifié d’exceptionnel par les spécialistes, en fait l’une des découvertes les plus marquantes réalisées sur ce site depuis le début des travaux.

Tighennif, un site paléolithique au cœur de l’histoire humaine

Classé parmi les sites archéologiques les plus importants d’Afrique du Nord, Tighennif concentre depuis des décennies l’attention de la communauté scientifique internationale.

C’est sur ce terrain que le chercheur Mohamed Sahnouni, responsable de la mission, a supervisé la découverte de cette défense hors du commun.

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Extraite d’une couche sédimentaire datée d’environ un million d’années, la pièce provient vraisemblablement d’un individu adulte.

Elle n’était pas isolée : des fossiles d’autres mammifères et des outils lithiques acheuléens l’accompagnaient, offrant un instantané saisissant de la faune et des pratiques humaines du Paléolithique inférieur.

Une défense d’éléphant de l’Atlas destinée aux laboratoires du CNRPAH

Prochaine étape pour ce fossile remarquable : un transfert vers le laboratoire du CNRPAH, à Alger, où des analyses poussées et un travail de restauration approfondi seront conduits.

L’objectif est double. Il s’agit d’abord de mieux cerner les caractéristiques biologiques de l’éléphant de l’Atlas, espèce éteinte dont les traces demeurent rares.

Il s’agit ensuite de reconstituer avec plus de précision l’environnement naturel qui régnait dans cette région il y a un million d’années.

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Ces données viendront enrichir un corpus scientifique encore lacunaire sur la faune préhistorique d’Afrique du Nord.

La présence simultanée d’outils acheuléens sur le même niveau stratigraphique ouvre par ailleurs des pistes sur les interactions entre les premiers hominidés et les grands mammifères de leur époque.

Les fouilles, elles, se poursuivent jusqu’au 23 juin sur le site. D’autres découvertes sont donc possibles avant la clôture de cette campagne.