Par la voix de son vice-président chargé de l’exploration, John Ardill, le groupe ExxonMobil a réitéré son vif intérêt pour le secteur énergétique algérien. Lors du Forum de l’énergie à Houston, le géant américain a placé l’Algérie en tête de ses priorités de déploiement en Méditerranée, y voyant un relais de croissance stratégique face à la maturation de certains bassins domestiques.
Considérée comme l’une des plus grandes compagnies pétrolières et gazières intégrées au monde, ExxonMobil cherche activement à diversifier son portefeuille d’actifs. Selon John Ardill, qui s’exprimait lors d’une conférence sur les technologies offshore, le groupe souhaite accélérer ses investissements dans la région, avec une cible prioritaire : le colossal potentiel de l’Algérie en gaz non conventionnel.
Pourquoi les réserves de gaz algériennes fascinent le géant ExxonMobil ?
Pour le responsable américain, l’Algérie dispose d’atouts comparables aux plus grands bassins mondiaux. Avec des réserves de gaz non conventionnel estimées à environ 7 000 milliards de mètres cubes, le pays pourrait injecter plus de 20 milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz naturel par an sur le marché mondial.
Ce potentiel avait déjà été au cœur des discussions lors de la signature d’un protocole d’accord avec le groupe national Sonatrach en mai 2024.
Cette volonté de rapprochement s’est concrétisée par le ciblage des bassins d’Ahnet et de Gourara. Pour ExxonMobil, l’Algérie offre un avantage compétitif majeur : une proximité géographique immédiate avec le marché européen, couplée à l’abondance de ressources extractibles.
Besoins énergétiques de l’IA : l’Algérie, solution stratégique pour ExxonMobil
Dans son allocution, John Ardill a souligné l’urgence d’investir dans l’exploration-production pour répondre à une demande mondiale galopante. Cette croissance est portée non seulement par la démographie, mais aussi par l’expansion massive de l’intelligence artificielle et la création de centres de données (Data Centers), extrêmement énergivores.
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S’appuyant sur le modèle américain — où la révolution du gaz de schiste a propulsé les États-Unis au rang de premier producteur mondial — le vice-président d’ExxonMobil estime que les pays dotés de telles réserves joueront un rôle crucial dans la sécurité énergétique globale.
Sonatrach-ExxonMobil : l’innovation au service de l’énergie algérienne
La stratégie du groupe américain repose sur un triptyque clair : « les meilleures compétences scientifiques, les technologies les plus performantes et des partenariats solides entre propriétaires de ressources et investisseurs ». À cet égard, ExxonMobil considère l’Algérie comme un partenaire fiable et durable.
Ce regain d’intérêt américain intervient dans un contexte de vive concurrence internationale. En juin dernier, des opérateurs chinois ont également franchi une étape décisive en signant un projet de valorisation du bassin de Berkine.
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Pour rappel, l’accord de principe signé le 23 mai 2024 entre Sonatrach et ExxonMobil définit un cadre de coopération exhaustif sur toute la chaîne de valeur pétrolière.
Ce partenariat ambitieux mise sur l’excellence opérationnelle, l’innovation technologique et le respect des normes environnementales et sociales (ESG) pour transformer le potentiel souterrain algérien en réalité économique.
