En s’opposant à un projet de décharge publique, Des citoyens bloquent le train à Réghaïa

En s’opposant à un projet de décharge publique, Des citoyens bloquent le train à Réghaïa

large-amar-ghoul-relance-lidee-de-tgv-9f955.jpg«Les trains reprendront leur programme habituel lorsque les autorités nous donneront le feu vert»

«La voie ferroviaire est toujours fermée entre Réghaïa et Thénia depuis lundi 23 décembre à 12h45.»

Les liaisons ferroviaires entre Alger et sa banlieue ainsi qu’avec les wilayas de l’est du pays sont toujours bloquées pour la seconde journée à Réghaïa par des manifestants qui veulent empêcher la réalisation d’un centre d’enfouissement technique dans leur localité.

Des dizaines d’habitants de Haï El Kerrouche, dans la commune de Réghaïa (est d’Alger) ont fermé lundi dernier le trafic ferroviaire entre la capitale et l’est du pays pour protester contre un projet d’implantation d’une décharge publique contrôlée dans leur localité. La fermeture du trafic ferroviaire entre Réghaïa et Thénia (Boumerdès) se poursuivait hier, en début d’après-midi, à la gare de l’Agha (Alger). «La voie ferroviaire est toujours fermée entre Réghaïa et Thénia depuis lundi 23 décembre à 12h45», a confirmé, à l’APS, un responsable à la direction de la clientèle de la Sntf, Hichem Bourenane. La Sntf a pris ses dispositions afin d’assurer la continuité du service et de permettre aux voyageurs d’arriver à destination, a indiqué M.Bourenane. «Pour la banlieue Est (Alger-Thénia), les trains vont jusqu’à la gare de Réghaïa sans aucun problème.

La Sntf a pris ses dispositions pour avertir les usagers de cette perturbation momentanée du trafic», a-t-il expliqué. S’agissant des liaisons interwilayas, M.Bourenane a précisé que les voyageurs en provenance de l’est du pays descendent à la gare de Thénia (Boumerdès) où la Sntf, en collaboration avec les autorités locales, ont mis à leur disposition des bus pour les acheminer à la gare de Réghaïa où ils prennent de nouveau la desserte vers Alger.

Le même itinéraire est observé pour le sens Alger-Tizi-Ouzou ou vers l’est du pays. «Nous sommes en train de coordonner avec les différentes autorités locales pour un retour à la normale du trafic ferroviaire.

Les trains reprendront leur programme habituel lorsque les autorités nous donneront le feu vert», a-t-il souligné. De son côté, le président de l’APC de Réghaïa, Fadhel Abdessamad Mahmoudi, interrogé par téléphone sur «la situation actuelle sur place et les raisons de cette manifestation», a déclaré «n’avoir aucune idée».

Des habitants de Haï El Kerrouche ont bloqué lundi dernier la circulation des trains au niveau de leur quartier pour demander l’annulation du projet d’implantation dans le voisinage d’un projet de CET initié par la wilaya d’Alger, qui a prévu l’ouverture de plusieurs centres de ce type (El Hamiz, Staouéli, Corso). «C’est un projet d’Etat. Nous n’avons aucune observation à formuler», a indiqué M.Mahmoudi sur le projet de CET de Haï Kerrouche. Cette manifestation intervient de manière simultanée avec une autre protestation de citoyens qui se déroulait depuis avant-hier à Baraki (est d’Alger).

Les habitants de logements précaires dans cette daïra ont manifesté lundi et mardi dernier et comptent poursuivre leurs protestations, affirmant qu’ils continueront leur action jusqu’à ce qu’ils bénéficient de logements décents, a-t-on constaté sur place.

Des citoyens habitant des immeubles vétustes et des bidonvilles dans les quartiers de Diar El Baraka et de Haouch Bega ont barré la route principale et celle menant à l’APC de Baraki à l’aide de pneus et de pierres, après avoir passé la nuit dans la rue. Le chemin de wilaya n°15 au niveau de Haouch Bega, la rue Saïd Yahiaoui au quartier Diar El Baraka et une partie de la route reliant Baraki à Gué de Constantine ont été bloqués lundi dernier. Ces habitants en colère, ont déclaré ne plus supporter de vivre dans des habitations précaires sans cesse inondées par les eaux de pluie.

Des dizaine de familles vivant dans le bidonville de Haouch Bega ont préféré passer la nuit dans un chantier de construction d’une structure publique, désertant ainsi leurs demeures, jusqu’à ce qu’elles bénéficient de logements décents.

La circonscription administrative et de l’APC de Baraki sont restées vaines.