En panne d’imagination et de militants valables,Partis cherchent candidats désespérément

En panne d’imagination et de militants valables,Partis cherchent candidats désespérément
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Peu importe s’ils sont de gauche ou de droite, l’essentiel est de trouver les candidats

N’arrivant pas à trouver de candidats, des formations politiques qui ont, pourtant, pignon sur rue, n’hésitent pas à porter sur leurs listes d’illustres inconnus pour participer aux prochaines élections.

Les partis politiques, c’est comme les nombreux plats qu’on mijote en cuisine. Certains semblent avoir trouvé, depuis longtemps, la recette pour attirer les militants. D’autres continuent de chercher mais ont, apparemment, beaucoup de mal à trouver la bonne formule pour élargir leur base et lui donner une meilleure assise. Ceux qui viennent d’être créés et n’ont pas encore pignon sur rue semblent être confrontés à un sérieux dilemme, à savoir participer ou boycotter les prochaines élections.



Malgré le peu de temps qui les sépare de la tenue de cette consultation populaire prévue, faut-il le rappeler, pour le 29 novembre 2012, nombre d’entre eux ont décidé d’y prendre part et espèrent tirer profit de la crise qui secoue depuis des mois les partis de l’alliance présidentielle. Pari difficile, mais ces formations politiques veulent tenter leurs chances. Sachant qu’elles ne disposent pas encore de moyens humains suffisants pour concurrencer des partis comme le FLN, le RND ou le MSP, ces formations comptent sur la pêche aux candidats inaugurée juste après la tenue de leurs congrès constitutifs respectifs pour constituer leurs listes et les présenter au niveau de certaines communes. Peu importe s’ils sont de gauche ou de droite, l’essentiel est de trouver les candidats qui accepteront de défendre les couleurs de leur parti. Cette façon de procéder semble s’être généralisée puisque des partis politiques huppés l’utilisent, aussi, pour étoffer leurs listes. Dans la commune d’Alger-Centre, la lutte de succession fait rage. Irrités par les querelles de clans et surtout les récents scandales qui auraient conduit à l’arrestation de huit agents de la mairie suspectés de corruption, des citoyens ont décidé de s’organiser, en choisissant au niveau de chaque quartier un candidat susceptible de les représenter aux élections du 29 novembre. Bien sûr, cette manière de procéder ne plait pas à tout le monde, mais pour ses initiateurs, c’est la seule et unique solution pour, disent-ils, barrer la route à ceux qui ont fait durant presque quinze années de cette APC un royaume.

Des comités de quartier se sont présentés, spontanément, à notre rédaction, hier, pour confirmer ces arrestations et dénoncer la corruption qui sévit en son sein. Selon eux, certains agents ont profité de la détresse des citoyens pour leur extorquer de l’argent, en leur promettant que leur demande de logement sera satisfaite. Depuis 2005, l’attribution des logements sociaux ne relève plus des APC, mais des daïras, comment se fait-il que ces citoyens se soient fait berner? Il n’y a pas que le logement et les gens qui essayent de le monnayer pour se faire une place au soleil, le trafic de pièces administratives semble aussi faire partie des activités auxquelles se seraient adonnés les agents incriminés. C’est en tout cas ce que nous ont déclaré les représentants des comités des quartiers Krim Belkacem, Abane Ramdane et Zighout Youcef. D’ailleurs, il ne se passe pas un jour sans que l’on fasse état dans telle ou telle APC de malversations ou d’infractions aux règlements et textes de lois en vigueur, ayant conduit à la suspension des élus par le wali ou à leur incarcération, parfois, parce que les délits qui leur sont reprochés relèvent des tribunaux. Certes, la Commission nationale de supervision électorale a des prérogatives bien définies, mais beaucoup pensent qu’elle n’est presque d’aucune utilité et qu’elle a un rôle hautement symbolique. Des cas de dépassements auraient été relevés par le passé, mais leurs auteurs n’ont jamais été inquiétés, à en croire des chefs de partis. Que va-t-il se passer maintenant qu’on parle de près de 60 formations politiques qui vont participer à la double consultation, c’est-à-dire les élections communales et de wilaya? Un casse-tête pas seulement pour la Cnse, mais aussi pour les 22 millions d’Algériens qui seront appelés à voter. Se retrouver avec, entre les mains, 60 listes de candidats n’est pas une mince affaire, en effet.