En dépit du déficit de la CNR : Pas d’inquiétude sur les pensions de retraite

En dépit du déficit de la CNR : Pas d’inquiétude sur les pensions de retraite

Pas de menace sur les pensions de retraite. En dépit du déficit que connaît la Caisse nationale des retraites (CNR), l’Etat s’engage à le combler au moins jusqu’à 2023. Le ministre du Travail se veut rassurant, affirmant que la réforme du système se fera graduellement.

Nawal Imès – Alger (le Soir) – Le déficit dont souffre la Caisse nationale des retraites n’aura pas d’impact sur le versement des pensions. Ce déficit est pris en charge par le Trésor public. Un engagement qui devrait se poursuivre jusqu’à 2023. Que se passera-t-il au-delà ? 

Le ministre du Travail se veut rassurant, estimant que la réforme globale du système se fera en toute « sérénité ». Il s’exprimait sur la question en marge de la cérémonie de sortie de la quatrième promotion de l’Ecole de Sécurité sociale. Les 53 titulaires des diplômes ont reçu hier une bonne nouvelle. Le ministre du Travail s’engage à les embaucher dès septembre prochain au niveau des différentes Caisses dépendant de son département. 

Les étudiants en master aussi bien algériens que venant d’autres pays africains ont achevé leur cursus dans les quatre spécialités que propose ladite école. 

Une cérémonie a été organisée à l’occasion, donnant l’opportunité au ministre du Travail et de la Sécurité sociale d’affirmer que l’école participe à redonner un nouveau souffle à la ressource humaine du secteur. 

Pour Tidjani Heddam, l’école prend part dans le processus d’amélioration de la qualité des services fournis par les différentes structures dépendant du secteur. Tidjani Heddam a saisi l’occasion pour interpeller son homologue de l’enseignement supérieur afin de permettre aux titulaires de master de poursuivre leurs études en vue d’obtenir des doctorats dans leurs spécialités. 

Présente également à la cérémonie, la représentante du BIT a tenu à rappeler que la Sécurité sociale était un pilier d’un travail décent, faisant part de sa fierté d’avoir pris part au processus d’édification de l’école et à la mise en place du programme pédagogique. Placée sous la tutelle du département de la Sécurité sociale et du travail, l’Ecole de la Sécurité sociale propose une formation en master professionnelle dans quatre spécialités. 

Elle dispose de 400 sièges pédagogiques, 250 pour la formation continue et 150 pour les étudiants en master. 

En 2013 et à l’occasion de la tenue du congrès du BIT, une convention a été signée entre l’Algérie et le BIT faisant de l’Ecole de la Sécurité sociale un pôle de formation de qualité au profit des étudiants des pays du Maghreb et d’Afrique francophone. 

En vertu de cet accord, 25% des places pédagogiques sont réservés aux étudiants issus de ces pays. L’ambiance festive n’a pas empêché les étudiants de poser certaines préoccupations.

Ces derniers espèrent profiter à l’instar des autres étudiants du sursis pour le service national. Une requête transmise au ministère de la Défense. 

Autre préoccupation soulevée, la validation des diplômes et le recrutement des étudiants sortant au niveau des différentes Caisses dépendant du ministère du Travail. 

N. I.