Elections locales du 29 novembre, Des partis en quête d’alliances

Elections locales du 29 novembre, Des partis en quête d’alliances
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Les partis de l’Alliance verte (MSP-Islah-En-Nahda), après la malheureuse aventure des législatives, iront aux prochaines locales avec des listes communes. D’autres formations tentent de se rapprocher les unes des autres en vue de former un bloc politique pour mener la bataille des locales…

Les élections locales du 29 novembre, tout comme les précédentes législatives, emballent tous les partis politiques. En témoigne l’engouement des formations politiques dont plusieurs ont confirmé leur participation à ce rendez-vous électoral qui constitue une alternative.



Les locales de novembre prochain, contrairement aux dernières législatives, permettent aux partis nouvellement agréés d’étendre leur présence à travers le pays au sein des Assemblées locales. A deux mois des locales, des appels à s’unir et s’allier fusent et les initiatives à contracter des alliances entre les partis issus de la même famille politique sont à l’ordre du jour. C’est ainsi que trois partis politiques, appartenant au pôle démocrate, ont mûri l’idée d’aller aux prochaines locales avec des listes communes. Ainsi, le Front national de la justice sociale (FNJS), l’Union des forces démocratiques et sociales (UFDS) et le Mouvement populaire algérien, parti de l’actuel ministre de la Ville et de l’Environnement, Amara Benyounès, envisagent d’unir leurs rangs. Mais le leader du FNJS, Khaled Bounedjma, nie, voire écarte tout rapprochement avec l’UFDS qui, dit-il, ne partage pas les mêmes visions politiques. Du côté des islamistes, le triumvirat MSP-Islah-En-Nahda est plus que jamais uni et décidé à mener la bataille des locales avec des listes communes à travers les Assemblées des communes et wilayas.

En effet, les trois partis islamistes, qui forment désormais l’Alliance verte, se présenteront aux prochaines élections locales avec une liste unique dans le cadre de l’Alliance de l’Algérie verte. L’annonce faite il y a deux mois par le leader d’El Islah, dénote d’une certaine attitude à partager la défaite collectivement.

Pourtant, à voir le score obtenu par l’Alliance verte aux législatives du 10 mai, il n’y a pas de quoi être fier, encore moins optimiste. Akkouchi avait affirmé que la participation aux prochaines élections locales avec une liste unique est dans l’intérêt de l’alliance, qui a pourtant essuyé une défaite cuisante lors des législatives du 10 mai dernier. Mais, on dit que «l’erreur d’un jour devient une faute, si l’on y retombe»…

Par ailleurs, des partis ont lancé des appels pour nouer des alliances, mais ils ne trouvent pas d’écho.

Pour preuve, les dernières législatives ont confirmé que de pareils appels n’ont pas abouti aux objectifs fixés ou recherchés par les initiateurs. Autrement dit, certains projets d’alliance sont tombés à l’eau à la suite du refus de l’un ou l’au-tre, compte tenu des divergences politiques. En prévision des locales, certains leaders politiques qui s’y voient déjà, ont lancé des appels à former des alliances avec des partis de la même famille politique ou ceux partageant les mêmes programmes. Le contexte étant connu, ces alliances sont conjoncturelles. Très souvent, ce sont des partis en manque d’ancrage politique et en quête de base militante, qui trouvent dans ces alliances un moyen de s’affirmer.

Il faut noter également que des alliances ont été contractées lors des législatives de mai dernier. Les partis MPA, FNJS et UFDS, respectivement Amara Benyounès, Khaled Bounedjma et Noureddine Bahbouh, ont formé un groupe parlementaire dénommé Front démocratique au sein de l’actuelle APN.

Par Yazid Madi