Election présidentielle : Hamrouche ne sera pas candidat

mercredi 23 janvier 2019 à 11:14
Source de l'article : Lemidi-dz.com

Mouloud Hamrouche, l’ancien chef de gouvernement, ne sera pas de la course le 18 avril prochain.

Comme attendu d’ailleurs, il vient d’annoncer qu’il ne briguera pas la présidence de la République lors de l’élection présidentielle qui aura lieu dans moins de trois mois. Cette décision, annoncée sur les colonnes du journal El Khabar à qui il a accordé un entretien, est loin de constituer une surprise car, personne ne s’attendait au contraire.C’est que l’ancien candidat aux élections présidentielles de 1999, qui s’est d’ailleurs retiré à la veille du scrutin avec cinq autres candidats, ne cesse de dresser un tableau noir de la situation que traverse le pays.

Dans cette interview,Hamrouche pointe du doigt l’échec patent dans la quête de bâtir un Etat. Un échec qu’il impute à tous les pouvoirs qui se sont suc cédées depuis le recouvrement de l’indépendance,du pays en 1962. « Nous avons la difficulté de comprendre l’Etat et le pouvoir. Nous mélangeons tout le temps entre l’Etat et pouvoir ou gouvernement.Le problème chez nous, et que nous n’avons pas construit l’Etat porté par le projet national et nous n’avons pas institué les instruments du pouvoir. Quand l’Etat est absent,les Institutions le sont aussi. Autant que le contrôle et l’obligation de rendre compte, le résultat final et l’absence de la loi », a indiqué Mouloud Hamrouche dans cet entretien publié hier. Un constat sans concession, d’un homme au fait de l’exercice du pouvoir. « Nous avons en Algérie un problème, le pouvoir ne gouverne pas, parce que les mécanismes de fonctionnement du système, tel qu’il est aujourd’hui, empêchent la pratique du pouvoir », devait-il ajouter.

Pour lui, « si le pouvoir arrive à prouver qu’il gouverne en certains aspects, il ne rend pas compte et personne n’assume ses responsabilités. Il n’existe qu’un seul pouvoir en Algérie, le pouvoir exécutif, constitué du président de la République et du gouvernement ». Poursuivant son analyse, il dira que « ce pouvoir n’a jamais eu la capacité à gérer la société et à gérer les projets avec efficacité. Il n’a jamais pu réaliser les objectifs qu’il a tracés. Cela concerne aussi mon passage au gouvernement (entre 1989 et 1991).

J’ai rencontré beaucoup de difficultés qui m’ont empêché de concrétiser mon programme, et d’avoir les instruments pour réaliser les objectifs et les politiques, y compris les instruments de contrôle ». « Les consultations électorales et politiques ont perdu la plupart de leur contenu et de leur influence, et ont perdu leur finalité aussi. Elles ne donnent pas la légitimité, n’adoptent pas des programmes et ne donnent pas de pouvoir aux élus. (…) Cela concerne le président de la République aussi », a-t-il dit.Après cette analyse, il était évident que Mouloud Hamrouche allait répondre par la négative, à l’inévitable question sur sa probable candidature au rendez-vous électoral du 18 avril prochain.

Ces joutes électorales auront lieu donc sans cet ancien chef de gouvernement, qui ne s’est d’ailleurs présenté à aucune consultation depuis 1999. Cette année là, et à la veille du scrutin, il s’est retiré de la course en compagnie de cinq autres candidats, à l’exemple de Hocine Ait Ahmed ou encore, Ahmed Taleb El Ibrahimi, pour protester contre le parti pris de l’armée en faveur du candidat Abdelaziz Bouteflika

Par : KAMAL HAMED

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