El Tarf : Des tonnes de poisson bloquées à l’exportation

El Tarf : Des tonnes de poisson bloquées à l’exportation

0acomcoraild23ca2.jpgLes exploitants des lacs et autres si-tes comme Oued Mafragh, dans la wilaya d’El Tarf, acquis dans le cadre de concessions sont dans l’expectative.

Ils ne savent que faire pour pouvoir exporter les anguilles qui vont habituellement vers l’Italie.

En effet, pas moins de 45 tonnes d’anguilles pêchées à partir du mois d’octobre dans les lacs de Tonga, El Mellah, Outseïra et Oued Mafragh chacun selon les quotas qui leur sont affectés, sont en souffrance dans les bacs à viviers et risquent à défaut de retrouver leur milieu naturel le pourrissement.

Dans tous les cas de figure c’est le désarroi total auprès des exploitants de l’anguille au regard des pertes sèches qu’ils vont subir alors qu’ils s’acquittent normalement de tous leurs droits auprès des domaines, la direction de la pêche entre autres. Selon les concernés, la cause en est simple.

Il s’agit du fameux quitus qu’affecte le CITES, organisme relevant de la région européenne et à qui revient la charge de fixer les quotas des pays étrangers exportateurs de produits de mer.

En ce sens, une réunion a été tenue en 2009 en Tunisie avec les clients traditionnels des anguilles pour leur expliquer les nouvelles mesures qui seront adoptées en 2010. Sans perdre de temps, le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques a été saisi en vue de ficeler le dossier recommandé par Bruxelles.

Depuis, c’est le néant malgré toutes les démarches entreprises pour régler cette situation.

Ce problème a été posé lundi hier au chef lieu de wilaya dans une réunion qui aura duré cinq heures de temps et à laquelle ont pris part le nouveau S/G du ministère de la Pêche, le wali et la commission chargée du suivi de l’exploitation des lacs et des zones humides. Aux préoccupations des concernés, le SG du ministère a promis de régler ce problème dans les trois mois qui suivent.

Sauf que ça sera trop tard, ont rétorqué les concernés qui ont cité le cas des Tunisiens qui avaient connu le même problème au départ et qui ont pu exporter 160 tonnes d’anguilles. Par ailleurs, il a été recommandé lors de cette réunion aux exploitants des lacs de respecter le cahier des charges, d’investir en respectant les spécificités et le caractère des zones humides à travers une étude d’impact.

A.Ouelaâ