Les directions de l’éducation à travers les différentes wilayas ont reçu de nouvelles instructions imposant l’intégration du numéro national d’identification (NNI), composé de 18 chiffres, dans les données administratives de l’ensemble des personnels du secteur. Cette mesure conditionne désormais le versement des salaires du mois de février prochain et s’inscrit dans la mise en œuvre d’une directive émanant du ministère des Finances, visant à renforcer la numérisation de l’administration publique et à assurer une gestion plus transparente de la masse salariale nationale.
Selon des sources bien informées, les services des personnels au niveau des directions de l’éducation ont déclenché un véritable état de mobilisation, à la suite de correspondances internes envoyées entre le 4 et le 8 janvier. En application de la décision du ministère des Finances, plusieurs directions ont mis en place des cellules d’urgence chargées d’actualiser, dans des délais très courts, les données administratives de milliers d’enseignants et d’agents administratifs.
Ces cellules travaillent à un rythme soutenu afin de respecter les échéances légales et de faire face à la pression croissante observée ces derniers jours, dans un contexte où toute erreur ou omission pourrait entraîner des perturbations dans le paiement des salaires.
Vérification et correction des données pour éviter le gel des rémunérations
Les cellules mises en place ont pour mission principale de vérifier l’exactitude des informations personnelles des employés, notamment la conformité du numéro national d’identification enregistré dans les bases de données avec celui figurant sur les documents officiels.
Elles procèdent également à la correction immédiate des erreurs de saisie ou des dysfonctionnements techniques, afin d’éviter le gel automatique des salaires par le contrôleur des dépenses. L’objectif est de garantir la transmission des états de paie dans les délais impartis et d’assurer le versement des rémunérations sans retard.
Les directions de l’éducation ont précisé, dans des notes urgentes adressées aux chefs d’établissements des trois cycles d’enseignement ainsi qu’aux inspecteurs de l’enseignement primaire, que le numéro exigé est bien le numéro national d’identification à 18 chiffres, clairement mentionné sur la carte nationale biométrique.
Ce numéro constitue un élément central du nouveau système d’information du ministère des Finances. Il permet d’unifier l’identité du fonctionnaire sur l’ensemble des plateformes gouvernementales, de prévenir les doublons dans le versement des salaires, indemnités et primes, et de faciliter les opérations bancaires et postales liées aux droits financiers des employés.
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Appel aux employés à mettre à jour leurs informations
Dans ce cadre, les services concernés ont lancé un appel à l’ensemble des fonctionnaires n’ayant pas encore actualisé leurs données administratives, ou disposant d’anciennes cartes d’identité, afin qu’ils se rapprochent rapidement des services des ressources humaines pour communiquer leur numéro national correct.
Les directions ont averti qu’un défaut de ces informations pourrait, d’un point de vue technique, bloquer le versement du salaire du mois de février, le nouveau système comptable étant configuré pour rejeter automatiquement tout dossier ne comportant pas le numéro national d’identification.
Les chefs d’établissements scolaires des cycles primaire, moyen et secondaire sont, pour leur part, tenus de s’impliquer pleinement dans l’opération de mise à jour. Ils doivent accéder à la plateforme numérique de gestion des dépenses des personnels, procéder à la saisie et à l’actualisation du numéro national d’identification avant le 15 janvier comme dernier délai, et vérifier également l’exactitude du numéro de sécurité sociale.
Il leur est également demandé de mettre à jour les grades de l’ensemble des personnels exerçant au sein de leurs établissements et de supprimer des bases de données les agents n’y exerçant plus effectivement.
Des mesures de clarification pour apaiser les inquiétudes
Certaines directions de l’éducation ont toutefois tenu à rassurer les chefs d’établissements, indiquant que le système d’information du ministère des Finances est en mesure de récupérer automatiquement le numéro national d’identification à partir du registre national de l’état civil.
Elles ont néanmoins insisté sur la nécessité de respecter scrupuleusement les procédures établies, notamment en renseignant les données selon un tableau-type spécifique, comprenant le matricule, le nom et le prénom, le grade, le numéro de sécurité sociale, le numéro national d’identification issu de la carte biométrique ainsi que l’adresse.
Compte tenu du caractère urgent de cette mesure, les directions de l’éducation ont appelé l’ensemble des acteurs concernés à un respect strict des instructions et des délais fixés. L’objectif affiché est d’assurer le bon déroulement de l’opération financière et de garantir, sans perturbation, le versement des salaires de tous les personnels du secteur de l’éducation.
