Le gouvernement algérien s’attaque aux dysfonctionnements du secteur de l’enseignement privé. Un nouveau décret exécutif, examiné ce mercredi en conseil de gouvernement, vient durcir les conditions d’agrément et de contrôle de ces établissements.
Réunie sous la présidence du Premier ministre, Sifi Ghrieb, l’équipe gouvernementale a planché sur un projet de décret exécutif définissant les nouvelles règles de création et de fonctionnement des institutions éducatives privées.
Cette initiative vise avant tout à « rattraper les déséquilibres et les lacunes constatés sur le terrain », selon les termes du communiqué officiel.
Quelles sont les nouvelles normes pédagogiques pour les écoles privées ?
Le futur texte introduit un nouveau cahier des charges qui ne laisse que peu de place à l’improvisation. Les écoles privées seront désormais soumises à des obligations strictes sur trois fronts :
- Administratif : une gestion plus transparente et rigoureuse.
- Technique : des infrastructures répondant aux normes de sécurité et d’accueil.
- Pédagogique : l’obligation absolue de dispenser un enseignement conforme aux programmes nationaux et de respecter scrupuleusement les constantes nationales.
Désormais, l’octroi des agréments ne sera plus systématique : il sera conditionné par les besoins de la carte scolaire, évitant ainsi la saturation de certaines zones au détriment d’autres.
IA, Cybersécurité, Nanosciences : Les nouvelles priorités de l’enseignement privé en Algérie
Le ministre du secteur, Mohamed Seghir Saadaoui, avait déjà tracé les contours de cette réforme en décembre dernier. Selon lui, la reprise de la délivrance des agréments est imminente, mais elle sera orientée vers un objectif précis : l’investissement dans les écoles spécialisées.
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Conformément aux orientations du président de la République, l’État souhaite encourager le secteur privé à s’investir dans des domaines de pointe, essentiels pour l’avenir du pays, notamment :
- La cybersécurité
- Les nanosciences
- L’intelligence artificielle
Agrément des écoles privées en Algérie : Le ministère durcit les conditions en 2026
Entre la problématique des frais de scolarité jugés excessifs et l’encombrement de certaines classes, le ministère entend reprendre la main. Le ministre Saadaoui a été clair : l’ouverture de nouveaux établissements est « tributaire du respect des conditions et d’une répartition géographique équilibrée selon les besoins réels ».
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Ce nouveau cadre juridique marque une volonté de professionnaliser le secteur privé pour en faire un véritable partenaire de l’école publique, aligné sur les ambitions technologiques de l’Algérie de demain.

