Les échanges commerciaux avec ce pays sont passés de 5 à 76 millions de dollars en un an seulement

L’ambassadeur du Kazakhstan en Algérie, Anuarbek Akhmetov, annonce la planification d’une ligne aérienne directe entre Alger et Astana. Air Algérie l’exploiterait. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 76 millions de dollars en 2025, contre 5 millions en 2024.
Il s’est exprimé lors d’une table ronde organisée ce dimanche à l’ambassade d’Hydra. Cet événement coïncidait avec la fête nationale de son pays.
Une ligne aérienne pour faciliter les affaires
Le diplomate a présenté cette ligne comme un outil pour rapprocher les deux pays. Elle faciliterait les déplacements des hommes d’affaires et soutiendrait les échanges commerciaux. Il a relevé un intérêt croissant des opérateurs kazakhs pour le marché algérien.
Le Kazakhstan a proposé ce projet à Air Algérie. L’ambassadeur n’a pas annoncé de date de lancement, précisant que les discussions se poursuivent entre les deux parties.
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Une délégation d’affaires attendue fin novembre
Une délégation économique kazakhe se rendra à Alger fin novembre. Elle comprend 15 opérateurs actifs dans les mines, l’agriculture et l’économie numérique. L’ambassadeur la décrit comme motivée à investir en Algérie.
Cette visite doit permettre d’étudier des projets concrets et d’explorer le marché algérien. Akhmetov espère des résultats tangibles en 2027.
Des échanges multipliés par quinze, mais déséquilibrés
Les échanges commerciaux sont passés d’environ 5 millions de dollars en 2024 à 76 millions en 2025. L’ambassadeur souhaite poursuivre cette hausse cette année en diversifiant les produits échangés entre les deux nations.
Tout en soulignant que ces échanges bénéficient principalement aux exportations kazakhes, il a plaidé pour une hausse des importations en provenance d’Algérie. Il a mentionné les dattes et les agrumes — notamment les oranges — comme autant de produits agricoles à fort potentiel sur son marché.
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Mines, engrais, agriculture et numérique
Les opérateurs kazakhs visent les mines, l’agriculture et l’économie numérique. Dans les mines et la transformation, l’ambassadeur voit un potentiel dans la métallurgie et la transformation des matières premières.
Il a également cité les engrais comme un domaine prometteur. L’Algérie dispose de phosphate, ce qui ouvre la voie à des engrais azotés. Il a évoqué les biofertilisants, de plus en plus demandés par les producteurs de fruits et légumes destinés à l’Europe.
Dans l’agriculture, il estime que les agrumes et les dattes algériens peuvent entrer sur le marché kazakh. Cela suppose d’étudier ses besoins et ses conditions d’exportation. Dans le numérique, le Kazakhstan propose son expérience de numérisation des services administratifs.
Tourisme et santé, deux pistes complémentaires
L’ambassadeur a aussi évoqué le tourisme. Il a cité Djanet et le Tassili, deux destinations pour les voyageurs attirés par le Sahara algérien. Il a aussi proposé une coopération dans la santé, mettant en avant les compétences médicales kazakhes, surtout en cardiologie.
Ces pistes de coopération s’ajoutent aux projets économiques déjà évoqués, dans une logique de diversification des relations bilatérales.
L’expérience kazakhe : diversification et numérique
L’ambassadeur a expliqué que son pays réduit sa dépendance aux exportations de matières premières. Il met en avant l’expansion de sa production industrielle et l’augmentation de la part des produits manufacturés dans ses exportations. Évoquant la fabrication de composants ferroviaires et la dynamique du secteur automobile, il table sur une production d’environ 150 000 voitures et camions cette année, selon ses chiffres.
Il a également décrit la numérisation des services publics. De nombreuses démarches se font désormais en ligne au Kazakhstan, ce qui réduit considérablement les documents papier.
Le diplomate a présenté un programme national destiné aux enfants. Une partie des revenus de certaines ressources naturelles est versée sur des comptes dédiés, auxquels les enfants accèdent à 18 ans. Les montants annuels vont de 100 à 150 dollars par enfant, pour environ sept millions d’enfants concernés. Le total accumulé atteint environ 2,5 milliards de dollars.
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