Eau potable : lancement d’un méga-projet à 100 000 m3/j dans une wilaya en crise

Eau potable : lancement d’un méga-projet à 100 000 m3/j dans une wilaya en crise
Eau potable

Le ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, a officiellement lancé, ce jeudi à In-Salah, le projet de réalisation d’une seconde station de déminéralisation de l’eau. Ce projet d’envergure s’inscrit dans une stratégie nationale visant à optimiser le méga-système de transfert hydrique In-Salah-Tamanrasset et à garantir une ressource de qualité aux populations du Sud.

La wilaya d’In-Salah fait face, depuis de nombreuses années, à une problématique majeure : la forte salinité de sa nappe phréatique. Pour pallier cette contrainte naturelle, le département de l’Hydraulique a mobilisé une enveloppe pour une nouvelle infrastructure de pointe.

D’une capacité de traitement de 60 000 m³/jour, cette station sera érigée à proximité immédiate de l’unité existante, créant ainsi un pôle de traitement intégré.

L’objectif est double : fournir une eau conforme aux standards de potabilité aux habitants d’In-Salah, mais aussi alimenter le corridor de transfert s’étendant sur 750 kilomètres jusqu’à Tamanrasset. Cette nouvelle unité est la clé de voûte pour atteindre un débit global de 100 000 m³/jour d’eau déminéralisée.

Sécurité hydrique : Un chantier stratégique placé sous haute surveillance présidentielle

Lors de la cérémonie de pose de la première pierre, en présence des autorités locales des deux wilayas, Taha Derbal a rappelé que ce chantier est une traduction concrète des instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

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« Ce projet structurant n’est pas seulement une infrastructure technique, c’est un levier de service public destiné à améliorer le quotidien des citoyens et à sécuriser la ressource sur le long terme », a souligné le ministre.

L’État mise sur cette installation pour stabiliser la pression sur la demande croissante en eau potable, tout en accompagnant l’expansion urbaine et agricole des deux wilayas concernées.

Ingénierie algérienne : Des entreprises locales au chevet du Grand Sud

Dans une optique de promotion de l’outil de production national, la réalisation de l’ouvrage a été confiée à des entreprises algériennes spécialisées. Ce choix stratégique illustre la volonté de l’exécutif de s’appuyer sur le savoir-faire local pour des projets de haute technicité.

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Le délai de réalisation a été fixé à 13 mois. Ce calendrier rigoureux témoigne de l’urgence accordée à ce dossier. Une fois opérationnelle, la station aura un impact multidimensionnel :

  • Amélioration de la santé publique par la réduction du taux de minéralisation.
  • Soutien au développement socio-économique des zones frontalières et des collectivités locales.
  • Sécurisation hydrique stratégique face aux aléas climatiques.

Ce projet vient consolider les investissements massifs de l’Algérie dans le secteur de l’eau, affirmant la volonté de l’État de réduire les disparités régionales par l’accès universel à une ressource vitale de qualité.