En déplacement dans la wilaya de Souk Ahras, le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a réaffirmé la priorité absolue accordée par l’État à l’approvisionnement régulier en eau potable. Entre annonces concrètes, projets structurants et mise en garde contre les pertes, cette visite illustre une stratégie globale axée sur la sécurité hydrique du pays.
Depuis Souk Ahras, le ministre a insisté sur l’importance cruciale d’assurer un accès continu et durable à l’eau potable pour l’ensemble des citoyens. Il a souligné que cette mission constitue une « priorité nationale absolue », nécessitant la mobilisation coordonnée des moyens centraux et locaux.
Dans cette optique, le secteur de l’hydraulique poursuit la mise en œuvre d’une politique visant à ancrer durablement le concept de sécurité hydrique. Cette stratégie repose sur deux axes majeurs : la valorisation des ressources disponibles et l’optimisation de l’exploitation des infrastructures existantes.
Le ministre a également mis en avant l’importance du suivi de terrain et des interventions rapides pour corriger les déséquilibres dans la distribution. L’objectif est clair : garantir la continuité du service public de l’eau, notamment dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et la pression croissante sur les ressources.
Renforcement des capacités et projets structurants
Parmi les annonces phares, Lounès Bouzegza a décidé d’augmenter le quota d’alimentation en eau de la wilaya depuis le barrage d’Aïn Dalia, le faisant passer de 20.000 à 30.000 m³ par jour. Une mesure qui devrait significativement améliorer l’approvisionnement, en particulier durant la saison estivale, marquée par une forte hausse de la demande.
Le ministre a également évoqué un projet stratégique de raccordement entre le barrage d’Oued Djedra et celui d’Aïn Dalia. Ce dispositif permettra le transfert de 40.000 m³ d’eau vers la station de traitement, contribuant ainsi à combler un déficit estimé à 28.000 m³ par jour.
La wilaya dispose déjà d’importantes capacités de stockage et de production. Elle s’appuie notamment sur les barrages d’Oued Charef, d’Oued Djedra et d’Aïn Dalia, ainsi que sur 367 réservoirs totalisant plus de 127.000 m³ de capacité. À cela s’ajoutent 46 stations de pompage produisant quotidiennement près de 37.000 m³ d’eau.
Dans le cadre du développement économique, le ministre a également donné le coup d’envoi d’un projet de transfert d’eau depuis le barrage d’Ouldjet Mellègue vers l’usine de phosphate d’Oued Kebrit, sur une distance de 30 km. Ce projet, jugé stratégique, devra être livré dans les délais contractuels afin de soutenir
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Lutte contre les pertes et accélération des projets
Au-delà des infrastructures, le ministre a alerté sur un défi majeur : la gestion efficace de la ressource. Selon lui, plus de 40 % de l’eau destinée à la consommation est perdue en raison des fuites et des branchements illicites.
Face à ce constat, Lounès Bouzegza a insisté sur la nécessité de rationaliser l’utilisation de l’eau et de renforcer les dispositifs de contrôle. Une meilleure gestion des réseaux apparaît aujourd’hui indispensable pour préserver cette ressource stratégique.
Lors de sa visite dans la région d’Aïn Senour, dans la commune de Mechrouha, le ministre a également supervisé la mise en service d’un réservoir d’une capacité de 1.000 m³. À cette occasion, il a appelé à accélérer la cadence de réalisation des projets en cours, avec pour objectif leur mise en service avant l’été 2026.
Cette visite s’inscrit dans une tournée plus large qui conduira le ministre vers Tébessa, où plusieurs projets hydrauliques doivent également être inspectés. Une démarche qui traduit la volonté des autorités de renforcer, sur le terrain, la résilience du pays face aux défis liés à l’eau.
