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Eau potable : 53 projets d’urgence pour réduire les pertes dans les réseaux, les annonces du ministre

Eau potable : 53 projets d’urgence pour réduire les pertes dans les réseaux, les annonces du ministre
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Le ministre des Ressources en eau, Lounès Bouzegza, a livré lundi soir sur le plateau d’Ennahar TV un état des lieux détaillé de la situation hydrique nationale. Chiffres à l’appui, il a mis en lumière les avancées considérables réalisées dans le dessalement de l’eau de mer, tout en reconnaissant les fragilités persistantes des réseaux de distribution. Un tableau contrasté, entre ambitions affichées et défis techniques encore non résolus.

Le dessalement de l’eau de mer, pilier de la souveraineté hydrique algérienne

Évaluée à 3,6 millions de mètres cubes produits chaque jour, la capacité nationale de dessalement représente désormais 40 % de l’approvisionnement en eau potable du pays. Ce chiffre, annoncé par Bouzegza, illustre une transformation profonde de la politique hydrique algérienne engagée ces dernières années.

Ce qui distingue cette réussite, c’est son caractère pleinement national. L’intégralité de la gestion et de l’exploitation de ces infrastructures stratégiques repose sur des cadres et des compétences algériens, sans recourir à une expertise étrangère. Une autonomie technique que le ministre a tenue à souligner avec insistance.

L’objectif fixé pour 2029 est encore plus ambitieux : porter la couverture par dessalement à 62 % des besoins nationaux. Cette montée en puissance s’accompagnera d’une extension progressive des réseaux d’interconnexion, permettant d’acheminer l’eau dessalée depuis le littoral vers les wilayas de l’intérieur, aujourd’hui encore insuffisamment desservies.

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82 barrages opérationnels et 234 stations d’épuration au service de l’économie

Le dessalement ne constitue qu’un volet d’une stratégie hydrique plus large. L’Algérie s’appuie également sur un parc de 82 barrages en exploitation, dont les réserves atteignent 4,5 milliards de mètres cubes selon les derniers relevés. Cinq ouvrages supplémentaires sont actuellement en chantier pour renforcer encore les capacités de stockage.

Parallèlement, le traitement des eaux usées s’intensifie. Les 234 stations d’épuration réparties sur le territoire national génèrent un volume annuel de 1,1 milliard de mètres cubes. Ces eaux traitées ne sont pas perdues : elles sont orientées en priorité vers l’irrigation agricole et les usages industriels, soulageant d’autant la pression sur les ressources conventionnelles.

Cette diversification des sources d’approvisionnement traduit une vision cohérente. Plutôt que de dépendre d’une seule ressource, l’État a fait le choix de multiplier les leviers, une approche que Bouzegza a qualifiée de réponse directe aux effets du changement climatique sur les ressources hydriques.

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53 projets d’urgence pour stopper l’hémorragie des réseaux vétustes

Produire de l’eau en abondance ne suffit pas si une part significative disparaît avant d’atteindre le robinet du citoyen. C’est précisément le problème que Bouzegza a mis sur la table sans détour : dans certaines wilayas, les pertes d’eau oscillent entre 30 et 40 %, imputables à la vétusté des canalisations et aux piquages clandestins qui saignent les réseaux de distribution.

Face à ce gaspillage structurel, l’État a décidé de passer à l’action. Pas moins de 53 projets d’urgence ont été inscrits dans plusieurs régions du pays. Tissemsilt, Tindouf, Khenchela et Djelfa figurent parmi les wilayas prioritaires de ce programme de modernisation, dont l’objectif est de garantir un service public continu et équitable sur l’ensemble du territoire.

Cette offensive contre les pertes s’inscrit dans une dynamique plus large de refonte du système de distribution de l’eau potable, engagée depuis plusieurs mois. Le déploiement de compteurs intelligents et la réhabilitation des conduites les plus dégradées constituent les deux axes prioritaires de cette modernisation. Le ministre avait déjà alerté en avril dernier, depuis Souk Ahras, sur le fait que plus de 40 % de l’eau destinée à la consommation s’évaporait dans des réseaux mal entretenus ou détournés illégalement.

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AH

Amel Hamana

Journaliste – Actualité nationale et société

Amel Hamana couvre l'actualité nationale, les sujets de société et les faits divers pour Algerie360.

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