D’une magnitude de 4.9, le CRAAG enregistre le plus fort séisme de l’année 2026 dans cette wilaya

D’une magnitude de 4.9, le CRAAG enregistre le plus fort séisme de l’année 2026 dans cette wilaya
Séisme en Algérie

Une forte secousse tellurique de magnitude 4,9 sur l’échelle de Richter a été enregistrée ce jeudi à 00h16 dans la wilaya de Batna, a annoncé le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) dans un communiqué.

Selon la même source, l’épicentre de ce séisme a été localisé à 2 kilomètres au sud-est de la commune d’Aïn Djasser.

Cette importante secousse intervient à peine quelques heures après un premier tremblement de terre survenu dans la même région. Hier, mercredi 3 juin à 10h44, le CRAAG avait en effet enregistré une première secousse d’une magnitude de 3,8, dont l’épicentre était situé à 6 kilomètres au sud-ouest d’Aïn Djasser.

Série de séismes en Algérie : Faut-il s’inquiéter ? Le CRAAG s’exprime et rassure

Une activité tellurique inhabituelle a secoué plusieurs régions du pays ces derniers jours, notamment durant les fêtes de l’Aïd El-Adha et jusqu’à ce jeudi 4 juin. Face à la multiplication des secousses, le Centre de Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique (CRAAG) est monté au créneau pour apporter des éclairages scientifiques et rassurer l’opinion publique : cette activité demeure tout à fait normale.

Selon le CRAAG, une activité sismique qualifiée de « modérée » a d’abord été observée dès le premier jour de l’Aïd. Elle a notamment secoué la localité de Mihoub (wilaya de Médéa) avec une magnitude de 3,0 sur l’échelle de Richter, ainsi que la région de Timgad (wilaya de Batna), où une secousse de 3,4 a été enregistrée.

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L’événement le plus significatif de cette première série a atteint une magnitude de 4,1, localisé en mer à 50 kilomètres au nord-ouest de Ghazaouet (wilaya de Tlemcen). Un autre tremblement de terre de magnitude 3,3 a également été ressenti au nord d’Aokas (wilaya de Béjaïa).

La dérive des continents en cause

Le centre scientifique souligne que cette dynamique est strictement liée à la situation géologique de l’Algérie. Le Nord du pays est en effet situé sur la bordure de la plaque tectonique africaine, laquelle entre en collision avec la plaque eurasiatique.

« La plaque africaine converge vers la plaque eurasiatique à une vitesse d’environ 5 mm par an. Ce mouvement, bien que lent à l’échelle humaine, accumule des contraintes de l’écorce terrestre qui se libèrent régulièrement sous forme de secousses », explique, en substance, le communiqué.

80 secousses par mois : Un phénomène routinier selon le CRAAG

Pour dissiper les inquiétudes et couper court aux rumeurs anxiogènes sur les réseaux sociaux, le CRAAG rappelle des données structurelles rassurantes :

  • 80 secousses sont enregistrées en moyenne chaque mois par le réseau national de surveillance.
  • Près de 90 % d’entre elles sont de si faible intensité qu’elles passent totalement inaperçues pour la population.

Ces séismes s’inscrivent dans l’activité géologique naturelle de notre région et ne représentent, à l’heure actuelle, aucun danger imminent pour la sécurité des citoyens.

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En somme, si ces événements rappellent que le sous-sol algérien est vivant, ils soulignent surtout une nécessité de long terme : maintenir et moderniser constamment les normes de construction parasismique, afin de composer sereinement avec la nature de notre territoire.