Un quartier de Sidi Bel Abbès a été le théâtre d’un drame familial ce week-end. Un jeune homme a été mortellement poignardé par son propre frère à la suite d’un différend familial. Selon les premières informations, la dispute a rapidement dégénéré, passant d’une altercation verbale à une agression physique, au cours de laquelle le suspect a utilisé un couteau pour porter des coups fatals, entraînant la mort de la victime sur place.
Alertés immédiatement, les services de sécurité se sont rendus sur les lieux et ont ouvert une enquête. La Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de la wilaya de Sidi Bel Abbès a pu interpeller rapidement le suspect lors d’une opération minutieusement planifiée, sans qu’aucun autre incident ne soit signalé.
Le mis en cause a été transféré au siège de la sûreté pour poursuivre les investigations sous la supervision des autorités judiciaires compétentes. L’enquête vise à déterminer les circonstances exactes et les motivations du drame, en attendant sa présentation devant la justice.
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La violence familiale en Algérie, un fléau préoccupant
Le tragique événement survenu à Sidi Bel Abbès illustre un phénomène plus large : la violence intrafamiliale, qui reste un enjeu social majeur en Algérie. Selon les données officielles du ministère de la Solidarité nationale, plus de 10 000 cas de violences familiales ont été enregistrés à travers le pays en 2025, impliquant des conflits entre conjoints, parents et enfants, mais aussi entre frères et sœurs. Parmi ces cas, environ 15 % concernent des agressions graves, comme des coups portés avec armes blanches ou des violences physiques pouvant entraîner la mort.
Les experts expliquent que ces situations sont souvent exacerbées par les tensions économiques, le chômage et la pression sociale, mais aussi par l’absence de médiation ou de soutien psychologique au sein des familles. Les femmes et les enfants restent les victimes les plus nombreuses, mais des fratries sont également touchées, comme le montre ce drame à Sidi Bel Abbès.
Pour lutter contre ce phénomène, les autorités algériennes ont renforcé les dispositifs de prévention et d’intervention. En 2025, près de 2 500 personnes impliquées dans des violences familiales ont été suivies par des équipes spécialisées des services sociaux et de la police judiciaire, tandis que plus de 1 200 victimes ont bénéficié d’un accompagnement psychologique et juridique. Des campagnes de sensibilisation ont été menées dans les écoles et les médias pour informer le public sur la prévention des conflits familiaux et l’importance de la médiation.
Malgré ces mesures, les associations de protection des familles estiment que la violence intrafamiliale reste sous-déclarée et que le chiffre réel de victimes pourrait être au moins deux à trois fois supérieur aux données officielles.
