Drame de l’Oued El-Harrach : les accusés de nouveau devant la justice

Drame de l’Oued El-Harrach : les accusés de nouveau devant la justice
Chute du bus à Oued El Harrach le mois d’août dernier

La chambre pénale près la Cour d’Alger doit examiner ce mercredi le procès en appel des principaux accusés impliqués dans l’accident de bus survenu à Oued El Harrach en août 2025.

Selon le média « Ennahar », l’affaire a été inscrite au rôle de la même juridiction à la suite de l’appel interjeté par les accusés contre les jugements rendus en première instance par le tribunal de Dar El Beïda. Il s’agira de leur première comparution publique en appel, après des condamnations allant jusqu’à cinq années de prison ferme.

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Le mois de mars dernier, le tribunal de Dar El Beïda avait condamné, rappelons-le, le propriétaire du bus à cinq ans de prison ferme et à une amende de 200 000 dinars pour usage d’un certificat comportant des informations erronées.

Le contrôleur technique des véhicules avait, quant à lui, écopé de quatre ans de prison ferme et d’une amende de 500 000 dinars. Il est accusé d’avoir délivré un certificat inexact, mise en danger de la vie d’autrui par violation délibérée des règles de sécurité, ainsi que destruction de documents falsifiés. L’établissement situé à Réghaïa a également été fermé pour une durée de deux ans, avec exécution immédiate de la décision, et l’intéressé interdit d’exercer pendant la même période.

La même peine a été prononcée à l’encontre du chauffeur du bus pour homicide involontaire commis à l’aide d’un véhicule de transport collectif et mise en danger de la vie d’autrui, assortie d’une suspension du permis de conduire pour une durée de quatre ans.

Chute d’un bus à Oued El-Harrach : le drame qui a secoué l’Algérie

Ce tragique accident de la circulation remonte au mois d’août 2025. Un bus de transport de voyageurs assurant la liaison Réghaïa – 1er Mai, transportant 45 passagers, avait chuté dans le lit de Oued El Harrach, plus exactement dans la commune de Mohammadia, entrainant la mort par noyade de 18 personnes. En revanche, la protection civile avait secouru 23 autre personnes.

Les premières investigations, confiées à la brigade de lutte contre la grande criminalité relevant de la police, ont mis en évidence de graves infractions ayant mené à la survenue de l’accident. Il s’agit, entre autres, d’une surcharge manifeste (45 passagers) ainsi que l’exploitation d’un bus non autorisé à circuler, en violation d’une décision de la direction des transports.

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Les enquêteurs ont également relevé que le véhicule était frappé d’une décision administrative de mise à l’arrêt, rendant sa mise en circulation illégale sur l’ensemble de la ligne.

Par ailleurs, l’expertise technique et l’examen mécanique réalisés par les experts de l’Institut national de criminalistique et de criminologie ont établi que la cause directe de l’accident résidait dans une défaillance du système de direction, empêchant le conducteur de maîtriser le véhicule. D’autres anomalies ont également été relevées, notamment la présentation d’un procès-verbal de contrôle technique comportant des informations inexactes.

Lors de la précédente audience, la majorité des victimes a affirmé que le chauffeur avait commis plusieurs infractions au code de la route le jour des faits, notamment un excès de vitesse dépassant les 40 km/h, contrairement à ses déclarations.