Doubles diplômes, mobilité et recherche : Alger et Ankara veulent bâtir un partenariat académique solide

Doubles diplômes, mobilité et recherche : Alger et Ankara veulent bâtir un partenariat académique solide
Partenariat académique entre l’Algérie et la Turquie

L’Université d’Alger 2 « Abou El Kacem Saâdallah » a été, ce jeudi 9 avril 2026, le théâtre d’une rencontre de haut rang entre responsables universitaires et diplomates turcs. Sous le signe de la profondeur historique et de l’ambition scientifique, cet échange marque une nouvelle étape dans le partenariat éducatif entre Alger et Ankara.

La cérémonie s’est déroulée en présence du recteur de l’université, le Pr Said Rahmani, et de l’ambassadeur de Turquie en Algérie, M. Muhammet Mücahit Küçükyılmaz, accompagnés d’une délégation importante comprenant le doyen de la Faculté de littérature arabe et des langues orientales, le Pr Ali Bournissa, et la responsable du département de langue turque, la Pr Leïla Khirani.

Coopération : vers l’excellence et le double diplôme

Dans son allocution d’ouverture, le Pr Said Rahmani a rappelé que l’Université d’Alger 2 s’inscrit dans une dynamique d’ouverture internationale. Il a souligné la résilience des liens historiques algéro-turcs, qui perdurent malgré la parenthèse coloniale française.

L’objectif affiché est de passer à une vitesse supérieure dans la coopération académique. L’université ambitionne de développer :

  • Des programmes de double diplomation.
  • Des échanges intensifs d’étudiants et d’enseignants.
  • Des projets de recherche conjoints.

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De son côté, l’ambassadeur turc s’est félicité du succès du département de langue turque à Alger, saluant le dévouement du corps enseignant. Il a réitéré l’engagement de la Turquie à fournir tout l’accompagnement pédagogique nécessaire via ses institutions phares telles que l’Institut Yunus Emre, l’agence TIKA et la Fondation Maarif.

Rayonnement culturel mutuel : un nouvel horizon

L’un des points forts de la rencontre a été l’évocation d’un projet ambitieux : la création d’un centre culturel algérien à Istanbul. Cette structure aurait pour mission de promouvoir la culture, les arts et l’histoire de l’Algérie en Turquie, renforçant ainsi la « diplomatie douce » entre les deux nations.

En marge des discussions, la délégation a visité l’exposition des clubs scientifiques de l’université, avant de se rendre au Laboratoire de recherche sur l’héritage ottoman en Algérie. Sous la direction du Pr Chakib Ben Hafri, ce laboratoire effectue un travail de documentation colossal pour mettre en lumière les archives et les liens séculaires qui unissent les deux peuples.

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Cette rencontre s’est conclue par une volonté commune de transformer ces échanges en actions concrètes, offrant aux étudiants algériens de nouvelles perspectives de formation et de mobilité internationale.

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