Djamel Ould Abbès à partir d’Oran: « Nous attendons la réponse du président »

dimanche 24 juin 2018 à 9:42
Source de l'article : Lexpressiondz.com

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La rencontre d’hier a servi de tribune pour célébrer à la fois dignement et calmement le 62e anniversaire de l’exécution du premier martyr de la guillotine coloniale, Ahmed Zabana.

Fidèle à la ligne politique entérinée par son parti, Djamel Ould Abbès est, à partir d’Oran, revenu, encore une fois, sur la présidentielle de 2019 et la candidature du président Bouteflika pour sa propre succession. Dans une salle pleine à craquer de cadres et militants de base du FLN, Djamel Ould Abbès a eu du mal à calmer les présents en les invitant à plus de patience, notamment en ce qui concerne «la nouvelle tant attendue» de la candidature du président Bouteflika pour un nouveau mandat. «Nous attendons la réponse du président», a tempéré le secrétaire général du parti majoritaire. Autrement dit, le FLN est en phase d’attente de la décantation pour se lancer dans la campagne à mener au profit de Bouteflika dès que ce dernier donne son quitus pour briguer un autre mandat. «Je vous informerais dès que je serai informé par la personne de Bouteflika», a rassuré Ould Abbès qui a explicité en se référant aux statuts de son parti. «Bouteflika est également le président de notre parti», a-t-il rappelé. Autrement dit, le vieux parti serait, à en croire Ould Abbès, la première formation à être associée dans la candidature du président de la République. Ould Abbès a bien évidemment toutes les raisons de le dire puisque son parti est majoritaire dans toutes les institutions élues en plus du fait que son président n’est autre que l’actuel chef de l’Etat. Le secrétaire général du FLN inscrit le débat sur un autre registre que celui du nombre des mandatures mais en termes de continuité dans les consécrations et la stabilité. D’où, l’appel formulé par cette formation à l’appui du président de la République l’invitant à postuler dans le cadre de la continuité. D’ailleurs, dira Ould Abbès «le FLN a, par le biais de 120 mouhafadhas, adressé, en avril dernier, une lettre au président de la République l’invitant à postuler pour le mandat de la continuité».
En faisant une telle déclaration, Ould Abbès fait de son coup le jeu d’une pierre, deux coups. D’abord, elle sonne comme une réponse aux détracteurs de Ould Abbès plaçant son parti au deuxième rang dans l’appel fait à Bouteflika pour un autre mandat. Il s’agirait selon toute vraisemblance du RND dont certains cadres ne cessent de réitérer d’avoir été la première formation à avoir appelé le président à reconduire sa candidature. Ensuite, Djamel Ould Abbès, réitère la suprématie de sa formation tout en soutenant sa candidature sans juger utile de le «crier» sous tous les toits. «Nous sommes un parti de Libération nationale, mais également un parti d’Etat», a lâché Ould Abbès. Cette déclaration a permis au SG du FLN de revenir sur l’histoire de son parti, notamment dans la préparation de la guerre de Libération nationale, mais surtout lors des négociations ayant abouti au recouvrement de l’Indépendance nationale. Il a toutefois reconnu, sans le nommer, la légitimité du vieux parti d’opposition, le Front des forces socialistes. «Il y a eu un seul parti d’opposition venu, après l’avènement du FLN créé en 1954»», a affirmé Ould Abbès ajoutant que «cette formation est venue juste après l’indépendance», un clin d’oeil au FFS de feu Hocine Ait Ahmed. Il a enchaîné en rappelant que «tous les autres sont venus durant et après les années 1990». Sur le plan organique, le premier responsable du FLN a été rassurant en soulageant sa base militante mais aussi les cadres occupant notamment les postes de mouhafadhas. «Il n’y aura pas de changements dans les mouhafadhas», a-t-il affirmé annonçant la nécessité de la restructuration des instances de base du parti, les kasmas». D’autant plus qu’«elles (les kasmas, Ndlr) n’ont connu aucun changement ni restructuration depuis 2010». La rencontre d’hier a servi de tribune pour célébrer à la fois dignement et calmement le 62e anniversaire de l’exécution du premier martyr de la guillotine coloniale, Ahmed Zabana. La lettre, adressée par Zabana à ses parents, a été lue en deux langues, le français et l’arabe avant que sa famille ne soit honorée.

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