Entretien express avec Felipe Sanchez Mascunana

mardi 29 décembre 2009 à 0:20
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Sanchez Mascunana.jpg«Fusionner notre musique avec le malouf serait idéal»

L’ensemble «Axivil Aljamia» se compose des musiciens issus de différentes écoles et expériences. Cette formation mêle instruments chrétiens et maures d’époque en les juxtaposant sur un chant façon flamenco et tente de mettre en évidence la parenté entre flamenco et la tradition musicale maghrébine. Le directeur de cette troupe, Felipe Sanchez Mascunana a accepté volontiers de répondre à nos questions.

Bonjour et soyez les bienvenus à Alger, nous savons que votre musique à des origines arabo-andalouses, quelles en sont vos sources et racines ?
La musique arabo-andalouse développée en Espagne s’est propagée grâce aux échanges importants entre les centres culturels d’Andalousie formant trois grandes écoles dont se réclameront des centres culturels du Maghreb. La musique arabo-andalouse, bien que reposant sur des règles très strictes, est une musique non écrite se transmettant oralement de maître à élève. Bien avant la chute de Grenade, de nombreux musiciens musulmans s’étaient repliés en Afrique du nord. La tradition musicale arabo-andalouse s’y est développée jusqu’à nos jours, particulièrement dans les villes ayant accueilli les réfugiés andalous.

Vous êtes à Alger pour la première fois, comment vous représentez-vous dans votre imagination ou dans la réalité la musique algérienne ?
A vrai dire, je ne connais pas assez la musique algérienne seulement je sais que c’est une musique savante reconnue dans le monde. Par contre, je suis très captivé et fasciné par la musique malouf. L’idéal pour nous est de fusionner notre musique avec une troupe qui excelle dans le genre malouf.

Malgré l’influence de la musique actuelle, beaucoup de jeunes optent pour l’exercice de la musique arabo-andalouse, qu’en pensez vous ?
Cet engouement pour la musique andalouse n’est pas influencé par un courant venant de nos sources particulièrement mais bien d’initiatives propres prises par ces jeunes eux même. Par conséquent, nous assistons à un renouveau de ce patrimoine repris par les jeunes générations. Il n’y a plus maintenant d’âge pour jouer et apprécier la musique andalouse.

Pour conclure, quelles sont vos impressions sur la 4e édition du festival international de musique andalouse et des musiques anciennes ?
Effectivement c’est notre première visite à Alger. Nous adorons ce pays. Ici les gens sont courtois et aimables. Nous avons remarqué que l’architecture de la capitale est assez analogue à celle de France. Au sujet de ce festival, je tiens à féliciter l’équipe organisatrice pour son exploit car c’est une manifestation réussie. Bravo !

Entretien réalisé par Samira S.

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